Koh-Lanta 2019 – Nicolas éliminé : “J’ai un peu perdu les pédales…”

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Vendredi 31 mai 2019, non pas un mais deux aventuriers ont quitté Koh-Lanta, la guerre des chefs (TF1). Maxime a été éliminé au conseil et Nicolas a vu le jeu s’arrêter après avoir perdu une épreuve surprise. Pour Purepeople.com, le candidat belge se livre sur son aventure. Son départ brutal, son impressionnante perte de poids, son retour compliqué… Il se confie.

Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez été éliminé ?

C’est brutal, beaucoup de frustration. En arrivant, je vois que c’est un puzzle et Denis Brogniart nous annonce que c’est une épreuve éliminatoire. Donc, déjà, gros coup de pression. Avec ce qu’il s’était passé les jours précédents, on n’était pas forcément au top. Durant le jeu, j’avais trouvé neuf pièces, il m’en reste plus que deux. Et puis je voyais les autres qui réussissaient au fur et à mesure… J’ai un peu perdu les pédales.

Lorsqu’il ne reste plus que Cindy et vous, que se passe-t-il dans votre tête ?

J’entendais des bruits de pièces bouger dans tous les sens, je ne comprenais pas ce qui n’allait pas dans mon puzzle. J’étais complètement sous pression, je n’ai pas réussi à gérer ça. Et quand j’entends Cindy qui appelle Denis Brogniart, c’était l’effondrement total pour moi.

Comment vivez-vous ce départ brutal, sans conseil ?

C’est compliqué parce que si j’avais été éliminé au conseil, je l’aurais mieux accepté. C’est le jeu et on est préparé à être éliminé au conseil. Mais là perdre comme ça sur un puzzle, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Encore aujourd’hui, j’y pense tous les jours. Je me voyais aller encore beaucoup plus loin dans l’aventure. C’est très difficile.

Comprenez-vous les explications de Steeve et Cyril quant à leur choix de prendre les trois premiers courriers et de la nourriture ?

Je n’ai pas compris leurs explications. Ils avaient l’opportunité de prendre cinq courriers mais ont préféré n’en prendre que trois et apporter de la nourriture. Pour consoler les autres, ils ont dit qu’on était proches de la fin et qu’on retrouverait bientôt nos familles. Mais dans ce cas, il fallait prendre que de la nourriture alors et ne favoriser personne. Il n’y aurait pas eu de frustration. Mais je n’ai pas très bien compris la remarque de Steeve sur le dessin de poisson que mon fils m’aurait fait. Ce n’est pas ce que j’attendais mais juste des nouvelles, savoir que tout va bien à la maison. Si j’avais eu ça, j’aurais peut-être appréhendé l’épreuve du puzzle différemment. Je n’aurais pas eu le ventre plein de nourriture mais l’esprit rempli de bonnes nouvelles.

Je n’ai pas compris la remarque de Steeve sur le dessin de mon fils

Comprenez-vous la position de Cyril, qui dit toujours subir les parents ?

Après je peux comprendre Cyril. Ce n’est pas parce qu’on a des enfants qu’on est prioritaires. Je me suis peut-être mal exprimé. Tout le monde attendait des nouvelles de ses proches, on a tous des gens qui nous aiment et qu’on aime. Les arguments de chacun étaient défendables.

Avez-vous des regrets ?

Avec le recul, je me dis que j’aurais peut-être dû mettre plus de formes, arrondir un peu plus les angles. Si j’ai blessé quelqu’un, je m’en excuse bien sûr. Mais avec la faim, la fatigue… Tout est décuplé là-bas. Sur le coup, on n’a pas toutes les frites dans le même paquet comme on dit chez nous (rires) !

Comprenez-vous que votre nom ressorte souvent aux conseils ?

Je comprends parce que dès le départ j’ai eu du mal à m’acclimater à Koh-Lanta et j’ai fait part de mes faiblesses ouvertement. C’était redondant, ça a pu saouler tout le monde. C’est normal que les gens souhaitent m’éliminer. J’ai vraiment fait une aventure par la petite porte, je suis déjà très fier d’être arrivé jusque là.

Vous avez dit en interview être parfois frustré que tout ne soit pas montré… À quoi faisiez-vous référence ?

On sait bien que Koh-Lanta c’est trois jours d’aventure pour deux heures d’émission. Donc tout ne peut pas être diffusé. Par exemple au début au moment de faire la cabane j’ai été actif, on a passé des nuits de galère, des moments où on s’est beaucoup marré… C’est des choses importantes pour nous mais pas forcément pour les téléspectateurs.

Comment s’est déroulé le retour à la réalité ?

C’est très, très difficile. Il faut retourner au travail, se remettre devant un écran d’ordinateur après autant de temps coupé du monde. J’ai dû mettre un fond d’écran d’île déserte ! Sinon, les retrouvailles avec ma femme Déborah et mon fils Mathis ont été intenses à la gare. J’ai vu mon fils par la fenêtre sur le quai, il a couru vers moi et m’a demandé de ne plus partir car je lui avais trop manqué. C’était très émouvant. Après il est vrai qu’au bout d’une semaine, dix jours, je me suis dit que Koh-Lanta me manquait quand même. Je suis paradoxal (rires) ! Je me rends toujours pas compte de la chance que j’ai eu d’y participer.

Qu’est-ce qui a été le plus dur sur le camp pour vous : la faim, l’hygiène, le manque des proches, la fatigue ?

Pas l’hygiène du tout, je m’y suis vite acclimaté. Le confort, pareil. Je savais que je n’aurais pas de sommier avec un beau matelas. C’est vraiment la nourriture qui m’a manqué. Je fais 1m96, je mange énormément tous les jours. Et puis forcément, quand tu as faim et qu’en plus tu n’as pas de nouvelles de tes proches, c’est pire. Le manque s’accentue.

Avez-vous perdu du poids ?

J’ai perdu entre 14 et 15 kilos. Et là j’ai récupéré au moins 17, 18 kilos ! Je suis à plus 3 kilos. Ca va très vite à reprendre en fait, ce poids perdu. A la résidence du jury final, la prod’ nous encadre bien en nous disant de faire attention à nos repas, de manger des protéines, des féculents plus que du gras.

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