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« La mère la plus détestée des USA » sort de son silence

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« La mère la plus détestée des USA » sort de son silence

Accusée du meurtre de sa fille de 2 ans, Casey Anthony a été acquittée en 2011. Aux États-Unis, son procès avait été suivi comme une émission de téléréalité. L’opinion, persuadée de sa culpabilité, en a fait la mère la plus haïe du pays. Six ans après, elle parle pour la première fois.

Le destin a voulu que Casey Anthony rencontre par hasard un journaliste de presse américaine Associated Press (AP) lors d’une manifestation anti-Trump.

Casey Anthony

Médiatisée à outrance lors de son procès en 2011, Casey Anthony avait été surnommée « la mère la plus détestée des USA » après avoir été acquittée du meurtre de sa fille Caylee (2 ans). Le Time, pour sa part, avait dit de ce procès qu’il était « le procès du siècle pour les réseaux sociaux », puisque les audiences étaient diffusées en direct. En mai 2011, le tribunal d’Orlando, où elle était jugée, avait été pris d’assaut. Le public s’arrachait les 60 sièges de la salle d’audience et piétinait devant le palais de justice dès 5h30 du matin.

« Je dors bien la nuit »

Pour la première fois depuis cette affaire, Casey Anthony a brisé le silence. Elle vit aujourd’hui en Floride. Les murs de son appartement sont ornés de photos de sa fille, décédée en 2008. Elle assure qu’elle n’est « toujours pas sûre de ce qui s’est passé ».

« Je me fous de ce que les gens pensent, je m’en foutrai toujours. Je suis en accord avec moi-même, je dors plutôt bien la nuit », ajoute Casey Anthony, 30 ans.

Trois ans après s’être déclarée en faillite personnelle, Casey Anthony est aujourd’hui employée par Patrick McKenna, un détective privé qui avait été embauché par ses avocats durant son procès. Elle estime avoir bénéficié d’un traitement défavorable de la part des forces de l’ordre.

« Les policiers ont tendance à victimiser les victimes. Je le sais maintenant… Je vois pourquoi j’ai été traitée comme je l’ai été même si j’ai été honnête. Les policiers mentent aux gens tous les jours. Je suis juste un de ces idiots malchanceux qui ont admis avoir menti », assure-t-elle.

En décembre 2008, le squelette de Caylee Anthony, 2 ans, avait été découvert dans un sac-poubelle enterré dans un bois, à 400 m du domicile familial. Cela faisait cinq mois que sa grand-mère avait signalé la disparition de l’enfant. Depuis le mois de juin 2008, sa mère, Casey Anthony trouvait toujours des excuses pour empêcher les grands-parents de voir leur petite-fille.

En juillet, en allant récupérer la voiture de Casey à la fourrière, ils sentent une forte odeur de décomposition émanant du coffre. Ils préviennent la police. La jeune femme explique que Caylee a été enlevée par une nourrice qui s’avère finalement fictive. Elle éveille les soupçons des policiers car elle continue à vivre, comme si de rien n’était. Après la découverte du squelette, la jeune femme qui a 26 ans à l’époque, est mise en examen.

Peine de mort

L’État de Floride accusait la jeune mère d’avoir tué sa fille pour pouvoir sortir en boîte de nuit. Selon l’accusation, Casey Anthony aurait endormi sa fille avec du chloroforme. Elle l’aurait tuée accidentellement. Cette thèse était étayée par des notes dans le journal intime de la mère et des images d’elle diffusées en boucle sur les chaînes de télévision américaines, dansant en discothèque après la disparition de sa fille. Le procureur requiert alors la peine de mort.

Après onze heures de délibérations, le jury estime qu’il n’y a pas suffisamment de preuves pour déclarer la jeune femme coupable de meurtre. Elle est tout de même condamnée pour avoir menti aux policiers. En juillet 2011, elle sort de prison après avoir passé deux ans en détention préventive.

Source : AP

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