L’ARS souhaite mesurer les quantités de radon pour établir une carte régionale

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Ce gaz radioactif est au cœur des préoccupations, car il est un polluant nocif pour l’air intérieur. L’Agence Régionale de Santé a pris la décision de lancer une série de mesures afin d’établir une carte précise concernant sa présence ou non.

Le radon est un gaz radioactif inodore et surtout incolore

Il est important de ne pas négliger le radon puisqu’il est tout de même la deuxième cause de cancer des poumons sur le sol français. Ce positionnement est alarmant surtout lorsque l’on sait que la première marche du podium est détenue par le tabac. Par conséquent, il est impératif d’utiliser un détecteur de radon afin de vérifier ou non sa présence. Sa dangerosité réside sans aucun doute dans sa méconnaissance, car le grand public n’a pas obligatoirement eu vent de ce gaz radioactif. Ce dernier est naturel, mais il a la particularité d’être incolore et inodore. Il se répand rapidement, d’où l’intérêt de procéder à des mesures précises.

Dans le Lot, des kits ont été distribués dans certaines mairies

C’est pour cette raison que l’Agence Régionale de Santé (ARS) a choisi de distribuer des kits aux différentes mairies situées dans le Lot. La commune de Bagnac-sur-Célé a par exemple reçu quelques analyseurs pour procéder à une mesure de ce gaz. Au niveau du fonctionnement, il n’est pas très complexe, mais il est toutefois indispensable de faire preuve de rigueur notamment pour le temps d’exposition. Les scientifiques se focalisent généralement sur les zones les plus exposées, elles sont faciles à repérer puisque ce sont celles qui mettent en avant de l’uranium, du charbon ou encore des granits. Si un certain seuil est dépassé, il est tout à fait envisageable d’évoquer un aspect dangereux pour la santé de l’homme. Avec ces mesures, l’ARS pourra se lancer dans la confection d’une carte régionale. Tous les instruments d’analyses distribués sont ainsi à la disposition de ceux qui le souhaitent.

Les autorités compétentes souhaitent se concentrer sur le partage des informations

Il faut noter que cette action n’est pas la seule, les autorités compétentes tentent de gérer le risque lié au radon. De ce fait, pour que l’impact sur la santé soit minime, il a été décidé de déployer des textes, l’un d’entre eux date de 2016. Il a une véritable importance, car il mentionne l’obligation de divulguer toutes les données concernant le radon. L’information est donc obligatoire que ce soit pour les acquéreurs ou encore les locataires. Par conséquent, si vous avez un bail, il est tout à fait possible d’accéder à ces données au sein de votre habitat. En effet, il suffit de se focaliser sur les différents travaux effectués pour comprendre que le radon est un polluant très préoccupant puisqu’il se trouve massivement dans l’air intérieur.

Un nouveau plan entre en vigueur jusqu’en 2919

Depuis 12 ans, la France tente donc de jongler avec ce gaz notamment avec le troisième plan d’action. Il s’étale sur la période 2016/2019 et trois axes sont disponibles. Il s’agit de la sensibilisation, de l’information et de l’amélioration des connaissances. Les autorités compétentes ont également le loisir d’optimiser la prise en compte du risque identifié dans les bâtiments. Tous les secteurs sont concernés et cela est aussi valable pour le public, les employeurs, les salariés, les collectivités territoriales… Dans un communiqué, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) a partagé son avis en insistant sur le fait que l’information était une priorité.

Les premiers plans ont plutôt contribué à la mise en place de la réglementation.

Désormais, il est nécessaire de mettre l’accent sur la transmission de ces données avant la fin 2919.

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