Le Conseil de sécurité de l’ONU vote à l’unanimité l’envoi d’observateurs à Alep

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Le Conseil de sécurité a décidé lundi à l’unanimité, y compris la Russie qui soutient le régime de Bachar al-Assad, de déployer des observateurs onusiens à Alep pour y superviser les évacuations et évaluer la situation des civils.

L’adoption de cette résolution, proposée par la France, marque le premier signe d’unité depuis des mois entre les grandes puissances mondiales aux prises avec un conflit qui a déjà fait plus de 400 000 morts depuis mars 2011.

Plus de 3000 personnes ont pu quitter lundi le secteur rebelle assiégé d’Alep avant le vote d’une résolution de l’ONU qui permettrait de superviser ces évacuations, une lueur d’espoir pour des milliers de Syriens menacés par la faim et le froid.

Les évacuations avaient débuté jeudi après un accord entre la Russie et la Turquie mais avaient été suspendues le lendemain par le régime syrien. Leur reprise n’a pas été officiellement annoncée lundi mais les convois de bus circulaient en continu.

Environ 3000 personnes sont arrivées en matinée en territoire rebelle, à l’ouest de la deuxième ville de Syrie, dans deux convois de chacun une vingtaine de bus, selon Ahmad al-Dbis, chef d’une unité de médecins et de volontaires qui coordonnent les évacuations.

Il a expliqué avoir vu, dès l’aube, des familles emmitouflées dans plusieurs couches de manteaux descendre des bus et se rassembler à même le sol sur un terrain sale, pendant que des travailleurs humanitaires distribuaient des bouteilles d’eau.

Ces gens «avaient dû attendre plus de 16 heures» à un point de contrôle du régime sans pouvoir sortir des véhicules, a indiqué Ahmad al-Dbis. «Ils n’avaient pas mangé, n’avaient rien à boire, les enfants avaient pris froid et ils n’avaient pas même pu aller aux toilettes».

Environ 350 personnes avaient déjà été évacuées dimanche soir vers cette même localité de Khan al-Assal, d’après M. Dbis.

«Les gens que nous accueillons ont vécu l’enfer, le niveau de traumatisme qu’ils ont subi est impossible à décrire ou à comprendre», a expliqué à l’AFP Casey Harrity de l’ONG internationale Mercy Corps.

Source : AFP

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