Le désarroi des cadres LR face à l’inaction de Laurent Wauquiez

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Pendant que le président de la République dégringole dans les sondages, le chef de file des Républicains Laurent Wauquiez, stagne et ne décolle pas, au grand dam de certains cadres du parti révèle Le Figaro. Rien ne va plus. Taclé par Alain Juppé, le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes est même devancé par Marion Maréchal-Le Pen chez les sympathisants Républicains, selon un sondage Ipsos pour Le Point paru mercredi.

Pour certains membres du parti, la chute brutale d’Emmanuel Macron dans les sondages a surpris. Tellement surpris que Laurent Wauquiez n’était pas prêt:

“Emmanuel Macron dévisse trop vite, trop fort. On n’a pas eu le temps de se préparer”, justifie un élu LR au Figaro tandis qu’un autre regrette qu’il n’en profite pas plus.

“Il n’est pas assez présent”

En interne, on déplore que l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur soit peu présent: “On a une responsabilité d’occuper l’espace, il faut qu’on soit là”, assure au Figaro un ponte du parti. “On ne l’entend pas assez, il n’est pas assez présent”, s’inquiète de son côté un élu LR. On lui reproche également de faire cavalier seul et de ne pas accorder assez de confiance en dehors de son cercle restreint:

“Pour avoir des idées, il faut parvenir à échanger. Là ça ne s’enclenche pas”, assure un député.

Pour ses opposants au sein du parti, sa proximité avec l’extrême droite le dessert: “Je pense que ce n’est pas en courant après l’extrême droite sur certain nombre de sujets que l’on peut arriver à marquer des points”, commentait Alain Juppé sur BFMTV, alors que le président des Républicains peine de plus en plus à séduire de ce côté de l’échiquier politique.

Pour sa part, Laurent Wauquiez semble sûr de ses positions: “Je veux prendre le temps d’écouter”, assurait-il début octobre devant des élus lors d’un déplacement dans l’Eure-et-Loir.

“Il n’y a pas que la start-up nation qui compte, il faut prendre le temps de comprendre à nouveau ce que sont les mécanismes profonds de notre pays”, ajoutait-il à l’occasion de la visite d’une usine dans le département.

“Mon obsession, ce n’est pas de plaire, c’est de faire”,  ajoutait-il dans une interview au Parisien.

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