Le Gendarme : Qui sont les gendarmettes (dont une ex-femme de Johnny Hallyday) ?

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Après avoir été malmené par sa fille Nicole (la tristement oubliée Geneviève Grad), subjugué par sa biche Josépha (l’inoubliable Claude Gensac) et allègrement secoué par Soeur Clotilde (la malicieuse France Rumilly), le plus célèbre gendarme de Saint-Tropez, Ludovic Cruchot (Louis de Funès), voyait en 1982 débarquer dans ses locaux une sacrée brigade de quatre gendarmettes. Lesquelles n’allaient pas tarder à être prises pour cibles par un cerveau du crime, joué par Jean-Louis Richard, donnant lieu aux péripéties du sixième et dernier épisode de la saga du Gendarme mise en scène par Jean Girault (hélas décédé durant le tournage et suppléé par son assistant, Tony Aboyantz) : Le Gendarme et les gendarmettes.

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Trois ans après Le Gendarme et les Extra-terrestres (1979), les envahisseurs venus d’ailleurs ont failli revenir sur la Côte d’Azur (le thème sera finalement exploré par Girault, de Funès et Jacques Vilfrid dans La Soupe aux choux, en 1981), mais ce sont finalement des recrues totalement dans l’air du temps qui s’y signalent, à une époque où la Gendarmerie nationale a ouvert ses rangs aux femmes (une évolution entrée en vigueur dans un premier temps en 1972 et élargie au cours des années 1980) : quatre gendarmettes incarnées à l’écran par les actrices Babeth Étienne (dans le rôle de Marianne Bonnet), Nicaise Jean-Louis (Yo Macumba), Catherine Serre (Christine Rocourt) et Sophie Michaud (Isabelle Leroy).

Joli coeur de rockeur…

Parmi elles, Babeth (pour Elisabeth) Etienne, 25 ans au moment où sort le film, est alors sans doute la plus connue, non pas au regard de son CV artistique (c’est le premier et quasiment le seul rôle de sa très éphémère carrière) mais en raison de son mariage (lui aussi très éphémère) avec Johnny Hallyday ! Divorcé en 1980 de Sylvie Vartan, sa première épouse, le rockeur a connu la jeune femme quelques mois plus tôt au mariage de son ami Eddy Mitchell. Ils se marient – en quelques minutes – le 1er décembre 1981 à Los Angeles, mais se séparent à peine deux mois plus tard, comme annoncé le 3 février 1982. Malgré la brièveté de ce chapitre sentimental, Johnny n’aura ultérieurement que des mots très doux pour celle qu’il décrira comme “une trop gentille fille dans le corps d’une femme fatale“. Le parcours sur les écrans de celle qui avait sorti en 1981 un 45 tours intitulé Bébé reggae ne sera guère plus long que leur union, se limitant à un rôle en 1984 auprès de Caroline Cellier, Marthe Keller et Fanny Cottençon dans Femmes de personne de Christopher Frank, puis une apparition dans La Cité des enfants perdus (1995) de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet.

… et presque James Bond girls

Deux autres des gendarmettes fraîchement descendues sur la Croisette sont arrivées auréolées d’une certaine réputation : Catherine Serre et Nicaise Jean-Louis avaient tourné trois ans plus tôt pour la franchise James Bond, dans Moonraker (1979). Si elles n’ont pas pour autant acquis le statut enviable de James Bond girls, se contentant de jouer les sbires du machiavélique et cruel Drax (campé par Michael Lonsdale), elles faisaient bel et bien partie du contingent français conséquent de ce onzième volet cinématographique des aventures de l’espion britannique, auquel Corinne Cléry, Blanche Ravalec et même Jean-Pierre Castaldi ont eux aussi participé.

Catherine Serre avait alors déjà à son actif quelques seconds rôles au grand écran, dans La situation est grave… mais pas désespérée (1976) de Jacques Besnard, avec Jean Lefebvre, Michel Serrault, Maria Pacôme et Daniel Prévost, One, Two, Two : 122, rue de Provence de Christian Gion, avec Nicole Calfan et Francis Huster, ou encore Le Gagnant (1979), du même réalisateur, qui lui confiera encore en 1981 une figuration dans Pétrole ! Pétrole !, avec Jean-Pierre Marielle. Aperçue de manière subliminale dans quelques autres films au cours des mêmes années (Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais, Je vais craquer de François Leterrier), Catherine Serre, après une ultime apparition dans une série télévisée (Disparitions) en 1984, s’est éclipsée, se consacrant dès lors au théâtre.