Le PDG d’Expedia nommé à la tête d’Uber

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Le PDG d’Expedia, Dara Khosrowshahi, a été nommé dimanche nouveau PDG d’Uber en remplacement de Travis Kalanick, qui avait été contraint de démissionner en juin, affirme le New York Times.

«M. Khosrowshahi a émergé comme candidat leader pour être PDG à l’issue de réunions du comité de direction de Uber avec trois finalistes», indique le journal qui cite «deux personnes proches du processus» de nomination ayant requis l’anonymat.

Uber, leader de la réservation de voiture avec chauffeur, n’était pas immédiatement joignable pour confirmer ou infirmer cette information.

Plusieurs médias américains avaient plus tôt dimanche évoqué la nomination imminente d’un nouveau PDG et évoqué le fait que la PDG de Hewlett-Packard Entreprise, Meg Whitman, était de nouveau dans la course.

De son côté, l’ancien PDG de General Electric (GE), Jeff Immelt, dont le nom figurait parmi les nombreux patrons potentiels de Uber, avait annoncé dimanche qu’il n’était plus candidat.

«J’ai décidé de ne pas concourir au poste de patron d’Uber», avait-il déclaré sur son compte Twitter. «J’ai un immense respect pour l’entreprise et ses fondateurs», avait-il ajouté, sans toutefois expliquer son retrait.

«M. Immelt s’est retiré de lui-même après avoir observé confusion et divisions au sein des différentes factions de la direction d’Uber», selon le Wall Street Journal qui cite une personne proche du dossier.

Une autre source proche aurait indiqué que cette annonce publique était pour Jeff Immelt une façon de «sauver la face», car son nom n’aurait pas suscité un fort mouvement d’adhésion au sein d’Uber, selon le quotidien économique.

M. Immelt, qui a occupé le poste de PDG de GE pendant 16 ans, avait passé la main le 1er août à John Flannery.

Il était donc libre pour prendre la tête de Uber, lui-même sans patron depuis juin.

Patron emblématique mais controversé, Travis Kalanick avait dû démissionner sous la pression d’investisseurs soucieux de redorer l’image de Uber, ternie par des scandales, sur fond d’accusation de harcèlement sexuel ou de vol de technologies.

Les hostilités sont montées d’un cran ce mois-ci avec la plainte d’un investisseur du groupe, le fonds Benchmark Capital Partners, qui a accusé l’ex-PDG de manoeuvrer auprès du conseil d’administration pour revenir. Travis Kalanick a répliqué en accusant le fonds de mener une campagne «indigne» destinée à l’écarter définitivement du groupe.

Uber s’est en outre mis à dos les taxis qui voient en lui leur mort programmée, les régulateurs de nombreux pays qui cherchent à lui faire barrage, et même ses propres chauffeurs, qui réclament de meilleures rémunérations ou un statut plus protecteur.

AFP

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