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Le républicain Mitt Romney, détracteur de Trump, élu au Sénat

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Le républicain Mitt Romney, détracteur de Trump, élu au Sénat

Le républicain septuagénaire, adversaire d’Obama lors de la présidentielle de 2012, et aujourd’hui critique de Donald Trump, a remporté un siège de sénateur lors des midterms.

L’ex-candidat conservateur à la présidentielle américaine, Mitt Romney, a été élu au Sénat mardi lors des midterms, signant un retour en politique qui lui offre une place de choix à Washington pour critiquer le président républicain Donald Trump, avec qui il a déjà croisé le fer.

“Je m’engage à vous représenter avec dignité, intégrité et d’une façon qui vous rendra fiers”, a tweeté Mitt Romney, 71 ans, à l’adresse de ses électeurs.

Le républicain a battu la démocrate Jenny Wilson dans l’Etat de l’Utah, où vit une importante population de confession mormone comme lui et qui n’a pas envoyé de démocrate au Sénat depuis plus de 40 ans.

Le futur John McCain?

Il s’installera au Sénat début janvier 2019 pour un mandat de six ans. Y prendra-t-il la place de John McCain, décédé en août, pour être l’une des voix critiques de Donald Trump dans ses propres rangs républicains? Ou l’hostilité des débuts s’est-elle adoucie avec le temps?

Féroce détracteur de Donald Trump pendant la campagne présidentielle de 2016 – il l’avait traité de “charlatan” – Mitt Romney a en effet depuis tempéré ses déclarations publiques.

Il avait notamment, en juin, souligné son soutien à certaines mesures économiques de la Maison Blanche, comme la réforme des impôts ou l’élimination de “régulations inutiles”. 

“Je continuerai de m’exprimer franchement”

Mais fidèle à la ligne anti-protectionniste traditionnelle de la droite américaine, l’ancien gouverneur du Massachusetts (2002-2006) a dénoncé la politique commerciale extérieure du président américain, notamment ses taxes douanières imposées à des alliés des Etats-Unis. 

Surtout, il a juré de s’élever contre les éventuelles erreurs du président. “Je me suis exprimé et je continuerai de m’exprimer franchement quand le président fera ou dira quelque chose de raciste, sexiste, contre les immigrés, de malhonnête ou ayant un effet dévastateur pour les institutions démocratiques”, écrivait-il en juin dans le journal Salt Lake Tribune.

En juillet, il avait éreinté Donald Trump pour sa conférence de presse “honteuse” aux côtés du président russe Vladimir Poutine à Helsinki. Et moins d’une semaine avant les élections de mardi, il a pris la plume pour défendre la presse, cible régulière de Donald Trump. “Jamais un président américain n’avait traité les médias américains d”ennemis du peuple'”, s’était-il indigné sur son site de campagne. 

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