Le reste à charge 0, une évolution de la couverture santé

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Le président de la République, Emmanuel Macron, a présenté en juin dernier, les grandes lignes de la réforme du reste à charge zéro. Sa mise en œuvre débutera en janvier 2019 et aboutira en 2021. L’objectif est de permettre aux plus démunis, de se soigner correctement, notamment en ce qui concerne des soins des santé souvent onéreux et malheureusement, souvent mal pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles, comme les soins dentaires, les appareillages optiques ou auditifs. Focus sur l’évolution de la couverture santé.

Vers une équité d’accès aux soins 

La réforme du reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse, ou autrement dit le 100 % santé, sera finalisée en 2021. D’après Emmanuel Macron, permettre à tous ceux qui jusqu'ici, pour des raisons monétaires, ne pouvaient bénéficier des soins auditifs, dentaires ou optiques, est une conquête sociale essentielle. Si du côté des professionnels des soins dentaires, des accords ont été trouvés et approuvés par les principaux syndicats, force est de constater que, du côté de l’industrie optique, le 100 % santé fait grincer des dents. 

En optique, le 100 % santé interviendra à partir de 2020. Par exemple, en cas de myopie modérée, le panier de soins du reste à charge zéro prévoit un tarif maximal de 105 euros pour les lunettes, dont 30 euros pour les montures. Par comparaison, le tarif médian d'une paire de lunettes est aujourd'hui de 290 euros, dont 135 euros de monture, avec un reste à charge de 65 euros. Les opticiens seront tenus de mettre en avant la gamme de montures à 30 euros, avec un minimum de 35 montures pour adultes et 20 montures pour enfants, avec 17 modèles différents de monture adulte correspondant à cette gamme et 10 modèles différents pour les enfants.

En tout état de cause, le reste à charge 0 est une belle avancée en matière de justice sociale, dont nombre de Français peuvent se féliciter.

Prévenir plutôt que guérir

Et c’est bien là l’objectif sous-jacent de l’évolution de la couverture santé. Soigner coûte cher à l’état et donc aux contribuables, alors que prévenir en amont permet justement de passer à côté de coûts faramineux. Comme l'a souligné le président de la République, cette réforme entend donner une large place à la prévention. C'est tout particulièrement le cas avec la revalorisation des soins dentaires dits conservateurs. Ainsi, l'examen bucco-dentaire destiné aux 6-18 ans a été étendu aux jeunes de 21 à 24 ans, et sera ouvert aux enfants dès 3 ans. Celui-ci demeurera pris en charge à 100% par l'Assurance maladie. De la même façon, des consultations préventives seront proposées aux 8-9 ans, 11-13 ans et 15-16 ans, et non plus seulement aux moins de 6 ans. L'objectif est d'y inclure un bilan visuel et un bilan auditif.

Et finalement, ce vieil adage «  Prévenir plutôt que guérir » devrait aussi aller dans le sens des mutuelles qui verront ainsi des frais santé s’estomper. Des dents contrôlées régulièrement sont des dents non abimées, et donc à terme, des couronnes ou des implants qui n’ont pas lieu d’être. Le 100 % santé devrait être du 100 % gagnant pour les français, la Sécurité sociale et les mutuelles…

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