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Libre-échange avec le Canada: la Begique ne pourra pas respecter l’échéance

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Libre-échange avec le Canada: la Begique ne pourra pas respecter l’échéance

La survie de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada semble plus menacée que jamais.

Le gouvernement belge a confirmé lundi qu’il est incapable, pour le moment, d’offrir les appuis nécessaires à l’entente commerciale qui doit lier 35 millions de Canadiens et 500 millions d’Européens.

Le premier ministre belge Charles Michel a déclaré lundi que les leaders du Canada et de l’Union européenne «nous avaient demandé une réponse claire aujourd’hui (lundi)».

Pour le moment, a-t-il poursuivi, cette réponse claire est «non».

On ne sait toutefois pas quelles discussions pourraient encore avoir lieu entre l’Union européenne, la Belgique et la Wallonie, une petite région francophone belge de 3,5 millions d’habitants dont l’opposition menace de faire dérailler une entente conclue après sept ans de négociations.

L’UE et le Canada veulent signer l’accord lors d’un sommet officiel à Bruxelles jeudi, mais la réunion sera annulée si la région wallonne refuse son approbation.

L’accord requiert l’unanimité parmi les 28 pays de l’UE et la Belgique est le seul pays qui ne l’a pas encore approuvé, n’ayant pas obtenu l’appui de la Wallonie.

Le président du parlement de Wallonie avait estimé, un peu plus tôt lundi, qu’on ne pourrait respecter l’échéance de lundi fixée pour l’approbation du traité. André Antoine a affirmé sur les ondes de RTL en Belgique qu’il ne sera pas possible de respecter cet ultimatum.

La Commission européenne – qui a négocié l’accord au nom des 28 pays membres de l’UE – a de son côté lancé un appel au calme en estimant que la date butoir de lundi n’est pas d’une importance cruciale.

«Nous avons besoin de patience, a lancé le porte-parole Margaritis Schinas. La Commission n’utilise traditionnellement pas d’ultimatums et d’échéanciers.»

Le président wallon Paul Magnette avait d’ailleurs répété lundi qu’il n’accepterait rien sous la menace d’un ultimatum.

«À chaque fois qu’ils lancent un tel ultimatum, cela rend impossibles une discussion sereine et un débat démocratique», a-t-il dit avant de se rendre rencontrer le premier ministre Michel.

M. Schinas a dit que le sommet de jeudi pourrait être repris plus tard, une fois l’accord de la Wallonie obtenu.

Les dirigeants wallons s’inquiètent de l’impact de l’accord sur le milieu du travail, l’environnement et la protection des consommateurs.

Source : AP

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