Luna Skye (Les Marseillais) a frôlé la mort : son chirurgien se défend, une autre star de télé-réalité infectée

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La vie de deux candidates de télé-réalité est devenue un enfer depuis qu’elles ont eu recours au HYAcorp, dans le but d’avoir un fessier plus galbé sans avoir recours à la chirurgie esthétique. Un calvaire que Luna Skye et l’autre participante ont décrit lors d’un entretien avec Libération. Contacté par nos confrères, le chirurgien qui a procédé aux injections s’est exprimé pour la première fois.

Depuis 2006, le laboratoire BioScience permet aux femmes de se faire injecter le HYAcorp, un gel transparent et visqueux conçu à base d’acide hyaluronique réticulé. Il est recommandé de n’avoir “que” 5 à 20 seringue par fesse, pour un prix d’environ 200 euros par seringue. Une intervention, dont les effets durent dix-huit à vingt-quatre mois et qui a séduit Luna Skye. La candidate des passé le plus clair de son temps hospitalisée comme elle l’a raconté et continue à le raconter sur Instagram. En cause ? La jeune femme qui a déboursé 7 000 euros pour recevoir 40 seringues par fesse est atteinte d’un staphylocoque et une septicémie. Ainsi, elle a passé pas moins de trois mois à l’hôpital à Los Angeles, où elle habite, avant d’être rapatriée en France mi-décembre.

De son côté Emilie Amar, révélée sur NRJ12 lors de la saison 2 de Friends Trip en 2018, a connu le même sort. La jeune femme de 26 ans avait aussi témoigné sur Instagram après avoir reçu 33 injections de HYAcorp l’été dernier. “On n’a pas de solution car la bactérie se loge certainement à l’intérieur du produit et celui-ci met deux ans à se résorber. Dès que j’arrête le traitement, l’infection revient“, a-t-elle confié en larmes. A l’instar de Luna, elle a eu différents traitements antibiotiques. Si chez l’ancienne compagne de Paga cela a provoqué des addictions, chez elle, c’est une hépatite médicamenteuse et un clostridium difficile (bactérie causant une inflammation du côlon) qui a été à déplorer.

Le chirurgien de Luna Skye et Emilie Amar s’exprime

Toutes deux se sont rendues chez un célèbre chirurgien, Benjamin Azoulay, qui a déjà reçu plusieurs candidates de télé-réalité. Pour la première fois, il s’est exprimé auprès de Libération. “J’ai injecté 350 patientes et 3 ont été victimes d’infection. Je ne me dédouane pas de ma responsabilité, mais dans la majorité des cas, cela se passe bien“, s’est-il défendu. Il a ensuite expliqué que, bien qu’il soit devenu le brand ambassador de HYAcorp dans l’Hexagone, il n’a pas d'”intérêts financiers avec l’entreprise“. “Quand le produit est arrivé en France, j’ai créé un protocole d’injection et aujourd’hui je forme des professionnels à son utilisation“, a-t-il poursuivi.

Il a bien entendu été mis au courant des cas d’infections et a immédiatement prévenu l’Agence nationale de sécurité du médicament et l’Agence régionale de santé. Libération lui a demandé pour quelle raison Luna avait reçu 80 injections, alors que le laboratoire en recommande 5 à 20 seringues par fesse. “Secret médical oblige, je ne peux évoquer directement le cas de mes patientes mais pour info, il s’agit de recommandations, pas d’interdictions émises par le labo“, s’est-il justifié.

Aujourd’hui Luna Skye et Emilie Amar sont prises en charge par le chef de service de chirurgie plastique à l’hôpital Tenon à Paris. Si Emilie Amar en est sortie le 8 janvier dernier après quatre jours d’hospitalisation, Luna Skye y est toujours. “J’ai passé trois mois à l’hôpital aux Etats-Unis. Là-bas, j’ai frôlé la mort, j’ai l’impression d’y avoir été un cobaye. On a testé plein de traitements et dès qu’on les interrompait, je refaisais une infection. Je suis devenue dépendante à l’oxycodone [un analgésique à base d’opioïde, NDLR]”, a-t-elle révélé. Elle a ensuite vécu une opération traumatisante une fois en France qui a fait des ravages sur son corps. “Aujourd’hui, j’ai six grosses mèches qui rentrent d’un côté de la fesse et ressortent de l’autre. J’ai donc 12 trous. Ces mèches permettent aux infirmières de procéder à des lavages : deux fois par jour, on fait passer de la Bétadine et de l’eau oxygénée”, a-t-elle raconté. Des détails qui font froid dans le dos.

De son côté, Emilie Amar déplore le fait qu’on ait présenté ce procédé comme une “intervention anodine“, alors que cela a eu des conséquences désastreuses pour Luna comme pour elle. Si aujourd’hui elle est sortie d’affaire, elle craint une nouvelle rechute, qui serait la sixième depuis ses injections.