Majda Sakho “super bon délire” : elle met à mal tous les clichés

0
25

Pour la toute première fois, Majda Sakho, la femme du footballeur Mamadou Sakho, s’illustre dans une émission. Devant les caméras de Championnes, familles de footballeurs sur TFX, la jolie brune partage son quotidien de femme de footballeur, de mère de trois adorables enfants, son association AMSAK mais aussi de consultante et ambassadrice de la marque Sisters With Style. Ses aventures en famille, elle les partage déjà avec la Sakho Family sur les réseaux sociaux. La petite tribu fait sensation, mais est aussi parfois confrontée à certaines critiques. La belle Majda Sakho répond sans filtre, en exclusivité pour Purepeople.com.

Pourquoi avoir accepté de participer à “Championnes, familles de footballeurs” ?

J’étais d’abord un peu réticente parce que j’avais peur qu’on tombe dans le cliché, qu’on manipule les images et qu’on nous fasse passer pour des plantes vertes. Je me suis dit ensuite que ça pouvait être une belle opportunité pour amener un vrai contrepied à tout ça. C’était l’occasion de montrer que non, on ne passe pas six mois de l’année en vacances ni dans les boutiques de luxe. On a les mêmes préoccupations que tout le monde.

Comment décririez-vous votre quotidien de femme de footballeur ?

Je réveille les enfants, je leur prépare le petit-déjeuner et je prépare les filles pour l’école. Je m’occupe des repas, on essaye de manger healthy à la maison. C’est important, même pour Mamad, pour son rythme à lui. Ensuite je m’occupe de mon fils, je vais chercher mes filles. Entre temps, je fais un peu de mailing, je m’occupe aussi de faire le consulting de la marque Sisters With Style. Avec mes collaborateurs, on fait nos réunions, on définit les sujets à aborder. Mon quotidien est assez similaire aux “mum entrepeneurs”. Je ne me prélasse pas en peignoir de soie chez moi, je ne vais pas faire les boutiques de luxe… J’ai dépassé ce stade-là, je suis préoccupée par bien d’autres choses.

Vous êtes aussi une business woman : vous êtes ambassadrice de la marque “Sisters with style”. Quel est votre rôle exactement ?

J’ai une double casquette : ambassadrice et consulting. Le rôle d’ambassadrice, c’était par rapport à mon image, à ma famille. C’est une marque de prêt-à-porter anglaise qui prône des valeurs d’inclusivité et de diversité. C’est hyper important pour moi qui suis directement concernée. Je suis dans un couple mixte, j’ai des enfants métisses, j’ai une petite fille qui a la peau noire et dont je suis très fière, j’aime le préciser. Donc ça me touche directement, ça fait sens. J’ai aussi une boîte de consulting et j’essaye de mettre en avant ces valeurs. Un de mes rôles est aussi de dénicher des talents sur les réseaux et de les mettre en lumière. Parce qu’il a malheureusement des minorités qui ne sont pas mises en avant dans le monde de la mode.

Vous semblez passionnée de mode, comment cela vous est-il venu ?

En toute honnêteté, je pense que c’est un truc inné. Ma mère aime beaucoup les vêtements, être apprêtée, donc je pense qu’elle m’a transmis ça. Je pense aussi que c’est culturel parce que je suis marocaine et tout ce qui est en lien avec la beauté, à la mode c’est hyper important. Je vois que ma grande fille suit ce chemin également. On a un livre Coco Chanel à la maison et l’autre fois je l’ai vue en train de le lire, elle avait l’air passionnée. Donc je me dis que les chiens ne font pas des chats.

Vous avez aussi créé votre association “AMSAK – Agir pour les autres” avec Mamadou Sakho. Cela vous tenait-il à coeur de mettre à profit votre temps et votre argent ?

Mamad et moi sommes très croyants et c’est dans nos valeurs de redonner. Dans notre religion, c’est la base. Ce n’est pas pour jouer la famille parfaite ou faire croire des choses, parce qu’on donne aussi sans que personne ne le sache. C’est plus dans le but de susciter des vocations. Dans l’inconscient, on se dit que si on n’a pas un certain confort financier, on ne peut pas aider. C’est faux, chacun aide à son niveau. Aujourd’hui, on essaye de faire en sorte de changer les choses en construisant des puits. Actuellement, on crée un orphelinat à Tambacounda, la ville dont sont originaires les parents de Mamad au Sénégal, on oeuvre aussi en France à l’hôpital Lariboisière… C’est important de ne pas être centré sur sa petite personne, et surtout d’inculquer l’altruisme à nos enfants. Avec Mamad, on veut qu’elles sachent que ce n’est pas la normalité, qu’elles s’ouvrent au monde.

Avant votre passage dans l’émission, beaucoup vous trouvaient hautaine, froide, inaccessible. Sur Instagram, vous dites que “vous avez mal à votre petit coeur”. Que pensez-vous des a priori sur vous ?

Ça me fait un peu rire ces jugements un peu hâtifs. C’est comme les clichés sur les femmes de footballeurs. Les gens ne nous connaissent pas, ils voient une image, un ressenti. Je peux comprendre, mais il faut juste se dire que je suis quelqu’un de réservé et d’introverti. Les gens ont pensé que j’étais hautaine, inaccessible. Mais les gens ont eu la belle surprise de me découvrir dans Championnes et j’ai eu énormément de retours de personnes qui me disent que je suis super bon délire. J’ai envie de dire oui (rires) ! Je fais vachement attention à qui gravite autour de notre cercle, il y a toujours des gens mal intentionnés et je suis toujours un peu sur la réserve mais une fois que j’ai un bon feeling, que je me sens bien, que je sais que c’est bienveillant comme l’a été le programme, j’arrive vraiment à me lâcher. Cette émission m’a permis de me libérer et de montrer mon vrai moi. Je n’ai rien à regretter sur ce programme, j’ai fait les choses avec le coeur de A à Z, je suis contente.

Vous faites appel à Xavier Pincemin, star de Top Chef, dans l’émission. Quelle est votre relation avec le chef ?

Je trouve qu’il est dans notre mood. Il est talentueux, super cool, son restau cartonne. Il a rendu cool le fait d’être chef, la gastronomie. Il t’explique les choses, en plus c’est super bon ! C’est pour ça qu’on l’aime bien, au-delà du fait qu’il s’entend bien avec Mamad. L’associatif le touche aussi. C’est lui qui s’occupe de tout, il nous soulage lors de nos événements, dans le perso, l’associatif ou le pro, on l’appelle. Ça fait toujours plaisir de le voir, c’est un super moment.

Toujours pour l’émission, votre voyage en famille à Zanzibar a été filmé. Lors du voyage, vos trois enfants étaient installés en classe économique tandis que vous et votre mari êtes allés en business class. Une “leçon d’éducation” et une manière de transmettre de belles valeurs à vos enfants pour beaucoup qui ont apprécié le geste. Expliquez-nous ce choix.

C’est pour les armer de la meilleure des manières pour la vraie vie. Au-delà de l’aspect financier, je veux que mes enfants comprennent qu’on ne choisit pas ses amis en fonction de la classe sociale. Mais plutôt parce que la personne a bon coeur, que tu l’apprécies. Je ne veux pas qu’elles soient déconnectées de la vraie vie. C’est Dieu qui donne, il nous a beaucoup donné. Et si demain il nous donne pas, ce n’est pas grave on sera parés. Tidiane est petit, il a 3 ans. Mais nos filles comprennent, elles sont au courant de l’enfance de Mamad.

En interview pour Purepeople, vous aviez confié ne pas être attachée au matériel. Pourtant vous auriez pu…Comment l’enfance difficile de Mamadou Sakho influe sur votre quotidien aujourd’hui ?

Mamad a eu une enfance très difficile, moi beaucoup moins. J’ai eu un bon parcours scolaire, je n’ai manqué de rien que ce soit financièrement ou même d’amour de mes parents. C’est pour ça que j’admire Mamad aussi, il a gagné très très bien sa vie très très tôt. Il a été capitaine du PSG à 17 ans, il gagnait des sommes folles. Ce que j’aime chez lui, c’est sa bonté de coeur, il n’oublie pas d’où il vient. Pour l’anecdote, quand il a été repéré à 12 ans par le PSG il a dû aller en centre. Il a fait en sorte qu’on trouve un logement social pour sa famille. Il a grandi très très vite. Il a été chef de famille très tôt suite à la mort de son père. Il a vu une porte ouverte, il l’a défoncée pour mettre bien tout le monde. Quand tu as un parcours de vie comme ça, tes valeurs ne sont pas dans le matériel.

Votre rôle de consultante, AMSAK, vos trois enfants… Trouvez-vous du temps pour vous ? Avez-vous d’autres projets ?

Je prends du temps pour moi, ne serait-ce qu’en travaillant, parce que je fais ce que j’aime. La plus grande liberté dans la vie c’est de faire les choses qu’on aime sans contraintes. Je suis mon propre patron, c’est un kiff. Aussi, je dégage du temps pour moi en tant que femme. J’aime la mode, la beauté donc je me garde un petit créneau pour moi. J’ai d’autres projets mais je n’aime pas trop en parler temps que ce n’est pas concrétisé. Je suis comme ça.

Contenu exclusif ne pouvant être repris sans la mention de Purepeople.com.