Mask Singer 2020, une star internationale au casting : le “gros stress” de la production

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Le 21 septembre 2020, TF1 organisait la conférence de presse de Mask Singer 2020, l’occasion de découvrir les nouveaux costumes, ainsi que les nouveautés de la saison. Purepeople a pu y assister et ainsi rencontrer, lors d’une table ronde, Anthony Meunier, producteur du programme. Il a ainsi dévoilé les dessous de cette édition tournée dans des conditions particulières et dont le coup d’envoi sera donné le 17 octobre, sur TF1.

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Vous avez tourné dans des conditions particulières. Comment cela s’est-il passé ?

La préparation aussi a été impactée parce qu’on était en plein boom quand c’est arrivé. Les costumes étaient lancés, donc les personnes qui bossaient dessus se sont retrouvées sans atelier. Certains ont pu bosser de chez eux, mais on n’a pas vraiment pu avancer. Une fois le déconfinement arrivé, il y a eu des problèmes d’approvisionnement. C’était une angoisse… On se disait qu’on n’allait pas y arriver. En plus, une partie du casting été actée, mais on repoussait le tournage au fur et à mesure à cause du confinement qui se prolongeait, donc on perdait des personnalités qui avaient des obligations. Ça a changé le casting et les costumes. C’était cinq mois d’enfer.

Faites-vous les costumes en fonction de la personnalité ?

Oui, on propose tout un catalogue et la personnalité nous dit ce qu’elle aime bien. Les personnalités ont le choix sur tout : les chansons, la chorégraphie ou le costume. Parfois, les candidats nous font aussi des suggestions. Par exemple, la renarde n’avait pas cinq queues à l’origine.

Qu’était-il indispensable de faire pour la saison 2 ?

On pensait qu’il fallait revenir avec des nouveautés pour la saison 2 pour que les gens se disent qu’en saison 1, c’était déjà fou, mais qu’en saison 2, ça le serait encore plus. Je pense qu’on a vraiment réussi à relever le défi parce qu’à chaque épisode, il se passe un truc fort. Même la mécanique de l’enquête va changer à chaque émission.

Les personnalités du casting connaissent-elles l’identité des autres candidats ?

Non, mais elles essaient de la trouver. C’est déjà tellement difficile de garder le secret sans savoir. Alors si elles savaient… Après, il y en a qui devinent avec plus ou moins de certitude.

Comment s’est passé le recrutement de la star internationale ?

Comme on le fait d’habitude, par les circuits les plus directs possible. J’ai la chance d’avoir un ami à Los Angeles qui a un très bon réseau. TF1 a aussi un bon carnet d’adresses. Tout ça s’est passé avant le confinement et on s’est retrouvé au mois de mars avec un gros stress, car on ne savait pas s’il y aurait des vols, des tests ou même si on pourrait tourner. Et ces gens-là sont encore plus bookés que les autres, donc c’était l’angoisse jusqu’au dernier moment.

A-t-elle accepté directement la proposition ?

On en avait contacté plusieurs au cas où il y ait des plantades et toutes ont accepté. À l’international, il y a beaucoup de personnalités qui sont ouvertes à ce genre de proposition de surprendre, de faire rire, même si ce n’est pas leur métier de base. Finalement, c’est un casting plus simple que pour les franco-Français. Donc ça n’a pas été compliqué, d’autant plus que l’émission cartonne dans d’autres pays.

L’équipe de Mask Singer a-t-elle effectué des tests PCR avant le tournage ?

Bien sûr. On était dans des conditions de travail particulières. En gros Mask Singer, c’est l’émission la plus cloisonnée du monde. C’est-à-dire qu’il y a plein d’équipes qui ne se croisent jamais. On ne peut pas aller à un endroit, car les costumes passent, ou à un autre parce qu’il y a une personnalité. Donc c’est déjà une émission cloisonnée et les protocoles sanitaires visent à cloisonner au maximum pour que, s’il y a un cas, on puisse ne mettre qu’une partie de l’équipe en quarantaine et non tout le monde. Ça a été hyper renforcé, mais tout s’est bien passé. C’est une grosse production et on tourne pendant quatre semaines, donc il ne fallait pas se louper. Personne n’a été contaminé et il n’y a pas eu de cas contact, fort heureusement. Il y avait une autre contrainte : on ne savait pas jusqu’au bout s’il pourrait y avoir du public. Tous les jours, il y avait une nouvelle mesure, donc on s’est dit que si on n’en avait pas, il fallait mettre le paquet sur la scène. Il y a des caméras en plus, une grue qui fait tout le tour, des écrans au sol, douze danseurs au lieu de six, des acrobates, du feu… Finalement, on a eu la chance d’avoir les deux.

Le Covid a-t-il augmenté le budget ?

Oui, je crois qu’on avait six référents Covid pour voir si tout le monde respectait les règles. Il y avait du gel hydroalcoolique partout, le ménage était permanent. C’était dingue. On ne s’en rend pas compte, mais sur des émissions qui commencent à 6h du matin et terminent à minuit, ça fait beaucoup. Ce sont des coûts colossaux. Mais en même temps, il y avait un risque pour nous, car si on s’arrêtait de tourner en plein milieu, tout parfait à la poubelle. Donc il valait mieux mettre de l’argent pour que tout se passe bien et que personne ne tombe malade.

Comment cela se passait-il au niveau du public ?

Il y en avait beaucoup moins et surtout, c’était des groupes familiaux. On faisait des groupes de 8 à 10 personnes et on les séparait. Ils venaient ensemble comme ça, pas besoin de masque.

Avez-vous pris des mesures supplémentaires par rapport à l’an dernier pour les personnalités ?

On les surmobilisées, ils sont au contact des habilleuses, donc s’il y avait bien un corps de métier qui pouvait le répandre, c’était elles. Entre le chauffeur qui les emmène, la nounou qui les récupère, etc. Elles ont fait super attention. On a trouvé un truc de désinfection super rapide aussi donc, dès qu’elles sortaient d’une pièce, on nébulisait. Ça sentait très fort, mais on s’en est sorti.

Les stars sont-elles coachées par des coachs vocaux et chorégraphes ?

Oui comme l’an dernier et même plus qu’en saison 1, parce que la plupart avaient beaucoup plus de temps. Du coup, elles ont pris plus de cours. Et je pense que les personnalités ont vu avec la saison 1 que les candidats avaient beaucoup bossé, ça les a motivées. On a réussi à faire des chorées de dingue, notamment.

Combien y aura-t-il d’éliminés par prime ?

Il y en aura deux dès le premier soir, ce qui n’était pas le cas l’an dernier pour les deux premières émissions. Cette saison, il y aura deux démasquages à chaque fois. On voit les 12 personnages dès la première émission cette saison, ce sera beaucoup plus rythmé. Ils ne rechantent pas une deuxième fois aussi. Il y aura le corbeau également qui viendra rythmer les émissions. Des proches des célébrités vont donner des indices. Pour la deuxième émission, il y aura la star internationale dont on découvrira le visage à la fin et un deuxième démasqué.