Mathilda May et Prince, l’amitié improbable : les dessous de leur rencontre

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C’est l’histoire invraisemblable du jour. Dans les pages du Parisien, à l’occasion de la réédition du double album Sign o The Times, Mathilda May revient sur son incroyable amitié avec Prince. Le 29 septembre 2020, la comédienne française se souvient toujours du “choc” lorsque l’immense artiste lui a donné une tape sur l’épaule, lors d’une soirée organisée par NRJ en 1988, alors qu’elle était seule et s’apprêtait à partir. “J’étais d’autant plus impressionnée que j’étais très fan de lui. (…) J’ai aimé Prince dès son premier album”, s’est-elle souvenue. Grand cinéphile, Prince avait été charmé par la prestation de la comédienne dans La Passerelle. À l’époque, Mathilda May n’a que 23 ans.

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Aujourd’hui, elle raconte un homme “tout entier dédié à son art, 24 heures sur 24”, avec une capacité de travail “folle”. “Je n’ai jamais vu le moindre signe de fatigue, il était en mission. Contrairement à ce qu’on a pu dire, il n’y avait pas d’ego là-dedans. Il n’était pas chanteur ou musicien, il était musique”, se rappelle Mathilda May dans Le Parisien, avant de livrer une anecdote qui résume bien sa façon d’être. “Au téléphone, je lui avais demandé s’il avait passé un bon Noël. Il m’avait répondu : ‘Non. Personne ne voulait travailler'”, a-t-elle raconté.

Un duo perdu à jamais ?

Mathilda May a eu la chance d’être invitée chez lui, à Minneapolis, alors qu’il enregistrait l’album Graffiti Bridge, notamment le titre Melody Cool, avec Mavis Staples. Prince avait également enregistré la voix parlée de la comédienne, en français, sur Dopamine Rush.Puis, il m’avait envoyé les bandes d’un titre, An American in Paris, avec des indications pour chanter et parler. La découverte des pistes fut un autre choc de ma vie“, développe Mathilda May, qui à l’époque, n’avait pas osé lui demander ce qu’était advenu des morceaux.
Même lorsqu’elle a sorti son album, Mathilda May, en 1992, la comédienne n’avait pas non plus osé demander l’aide de son ami. “Je m’en veux. J’ai perdu dans un déménagement la cassette audio où la chanson était enregistrée. J’en étais malade. Si quelqu’un connaît ces bandes…“, déplore-t-elle.

Malgré la distance et leurs emplois du temps respectifs, Mathilda May et Prince entretenaient leur amitié à chaque passage à Paris. “On allait au cinéma, danser en boîte, mais quand il n’y avait pas d’after show ou de concerts improvisés en pleine nuit, il était surtout occupé à enregistrer dans des studios qu’il louait”, se souvient-elle. Grâce à son influence, Mathilda May s’est ouverte à “la liberté”, “la créativité à l’oeuvre” : “Quand on me dit que mes spectacles sont créatifs, je suis sûre que c’est grâce à lui“.

Retrouvez l’interview de Mathilda May en intégralité dans l’édition du Parisien datée du 29 septembre 2020.