Mattéo éliminé de Koh-Lanta 2022 : “J’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre…”

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Après les départs de Céline et Lili, éliminées aux deux premiers conseils, c’est désormais Mattéo qui est éliminé de TF1. Le jeune danseur de 20 ans est apparu en larmes au cours de ce deuxième épisode. En cause, un manque de confiance en lui et surtout cette crainte d’être éliminé rapidement du jeu sans avoir pu aller au bout de son aventure. En interview pour Purepeople.com, l’aventurier des Turung violets se livre sur son expérience, évoquant son élimination, les raisons qui ont poussé ses camarades à voter contre lui ou encore sa relation avec Stéphanie.

Comment avez-vous vécu votre élimination ?

Ça a été très dur. Je l’ai très très mal vécu. J’ai ressenti une énorme déception et une énorme frustration de ne pas avoir pu montrer ce que je voulais dans ce jeu. Ça a été très violent. J’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre parce que j’étais venu avec pas mal de choses à prouver, beaucoup d’attentes. Et je n’ai pas pu les réaliser. À la fin, je n’ai pris aucun plaisir car je me sentais en danger. Et se sentir en danger dès le début, c’est très difficile surtout que je ne m’y attendais vraiment pas.

Vous partez la tête haute, souriant… avant de fondre en larmes. Que s’est-il passé ?

J’avais tellement pleuré dans l’après-midi, quand j’ai compris que c’était peut-être la fin. Je n’avais pas envie de pleurer encore et encore, je ne voulais pas montrer cette image-là. J’étais aussi très fatigué au conseil. Mais je me suis dit qu’il fallait que je parte la tête haute, que je ne fasse pas de scandale.

Stéphanie a fondu en larmes à votre élimination. C’était elle ou vous. Comment l’avez-vous vécu ?

Ça a été très très difficile. J’avais un sentiment d’impuissance totale. Quand on perd l’épreuve d’immunité, je m’effondre parce que je me rends compte que cela va se jouer entre nous, puisque nous ne sommes pas dans l’alliance principale. C’est un climat de peur qui règne. On a peur d’être éliminé tout le temps, on ne se sent pas en confiance. Stéphanie était la seule à qui je pouvais me livrer. Si elle était partie et pas moi, je ne sais pas comment j’aurais fait. J’aurais juste attendu le prochain coup en fait, et puis surtout moi qui ai besoin de verbaliser les choses, je n’aurais pas pu parler. Je n’aurais rien pu faire, à part trouver un collier peut-être (rires).

Pourquoi ne pas avoir tenté une alliance avec Stéphanie et peut-être Ambre contre Yannick, qui possède le bracelet maudit ?

On y a songé avec Stéphanie. Mais cela ne faisait que trois voix, ce n’était pas suffisant. Concernant Ambre, ce n’était pas possible. Dès qu’elle est arrivée sur le camp, je pense qu’elle a senti les alliances et elle s’est greffée au groupe majoritaire, ce qui est normal et j’aurais fait pareil. Je m’entendais plutôt bien avec elle, Stéphanie un peu moins. Mais on a vu qu’elle était clairement avec les autres, qui étaient hyper soudés. Ambre n’avait aucun intérêt à nous rejoindre pour foutre la zizanie et se retrouver à son tour en danger. Ça aurait été vraiment idiot, ou du moins très dangereux, de venir avec nous.

Face caméra, vous dites que “beaucoup de personnes vont être déçues”. A quoi faites-vous allusion ?

Je voulais montrer à mes proches que je peux résister, leur prouver mes capacités. Ils ne sont pas déçus finalement, ouf ! (Rires) Je parle aussi du côté résistant de la danse classique. On sous-estime complètement le côté sportif. J’imaginais certains préjugés et ils se sont révélés plus vrais que jamais dès lors que je suis choisi dernier dans les équipes alors que je suis sportif de haut niveau. Je n’ai pas pu prouver, mais heureusement j’ai quand même gagné une épreuve avant d’être éliminé.

D’après vous, pourquoi vos camarades ont voté contre vous ?

Déjà, par pure stratégie. Il y avait un groupe de quatre très soudé et très fort ensemble, dès l’arrivée sur le camp. Ces affinités datent du bateau, des toutes premières rencontres. Aussi, ce qui a joué dans la balance entre Stéphanie et moi c’est qu’elle était toujours souriante, elle avait toujours la banane. Beaucoup plus que moi ! Elle était là pour s’amuser alors être en danger l’a beaucoup moins affectée. Elle voulait s’éclater, elle avait beaucoup moins de pression. Je dégageais moins de positivité qu’elle. C’est ce qui a fait la différence entre nous deux et ça a même surpassé mon côté sportif par rapport à elle.

Vous avez été très touché lorsque vous avez été choisi en dernier pour la composition des équipes. Comment cela a-t-il affecté la suite de votre aventure ?

Ça a été déterminant pour moi. Je manque de confiance en moi, j’en parle beaucoup. Dès que j’ai vu ces grands gaillards, ces gros physiques… Ça a été très impressionnant. J’étais le plus jeune, aussi. C’était dur de se faire un chemin. Ma première épreuve a été plus que humble. Et ça a été l’occasion de voir que mon intuition ne me trompait pas : je ne faisais pas peur du tout par rapport aux autres. Ça m’a mis un gros coup au moral. Et puis j’ai réalisé qu’en montrant ma faiblesse aux autres, ça m’a mis en danger. Avant même qu’on pose les pieds sur le camp, j’étais en danger.

Regrettez-vous de vous être dévoilé si vite ?

Non, parce que je ne sais pas comment j’aurais pu faire autrement. Et puis, il ne sert à rien d’avoir des regrets. Après, si c’était à refaire, j’irais avec beaucoup moins de pression et d’attente et forcément ça ne pourrait que mieux se passer.

Vous dites avoir perdu en confiance, ne plus “prendre de plaisir”… Que s’est-il passé ?

C’était vraiment la sensation d’être en danger à ce stade du jeu que je n’arrivais à supporter. Je n’étais pas venu pour ça, je ne m’y attendais pas. On accepte plus facilement d’être en danger en avançant dans le jeu, mais dès le début… Surtout que je me suis préparé pendant un an, j’ai pensé Koh-Lanta matin, midi, soir. C’était hyper violent.

De quoi avez-vous le plus souffert ?

Ce qui m’a frappé, c’est la fatigue. L’organisme est plus qu’au ralenti, j’ai eu l’impression d’être un zombie. Au cours du cinquième, sixième jour, le corps prend un vrai coup. Peut-être qu’après on s’habitue. La faim aussi c’était dur. Mais ce qui a vraiment été le plus difficile pour moi, c’est d’envisager une élimination. On ne vit pas la même aventure quand on est en danger et quand on ne l’est pas. Quitte à partir au même stade du jeu, j’aurais préféré être extrêmement surpris, que ça se joue sur un collier ou autre. Au moins, j’aurais pris du plaisir parce que j’aurais profité un peu plus.

Quel a été votre premier geste après l’aventure ?

Dès que je suis sorti, j’ai mangé ! Mais j’étais dégoûté. Je n’ai jamais été dans cet état de déception.

Avez-vous des projets et envies, comme Danse avec les stars ou un prochain Koh-Lanta ?

Je n’ai pas de projets en cours. Pour Danse avec les stars, ce n’est pas moi qui choisis, il faut qu’on m’appelle. Ce serait avec grand plaisir. En plus, je n’ai jamais eu l’occasion d’apprendre les danses de salon. Et pour Koh-Lanta, ce n’est pas une envie mais un besoin. J’y ai mis beaucoup d’énergie, émotionnelle notamment, et j’ai récolté zéro en retour. Je tiens quand même à dire que le soutien des téléspectateurs m’apporte énormément, ça fait beaucoup de bien.

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