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Mea culpa de Facebook qui promet de modifier la modération des contenus

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Mea culpa de Facebook qui promet de modifier la modération des contenus

Plusieurs observateurs et utilisateurs de Facebook ont longtemps pointé du doigt l’incapacité de la plateforme a bien modérer les contenus qui y sont publiés. Après plusieurs polémiques, le puissant réseau social a décidé de s’excuser en promettant de revoir sa politique.

Les mea culpa des géants des technologies s’enchaînent. Après Apple qui a dû admettre brider délibérément la performance d’anciens modèles d’iPhone et faire face à une déferlante de critiques, voici que Facebook passe au banc des accusés et avoue à son tour qu’il a commis des erreurs au niveau de sa stratégie de modération de contenus.

Tout a commencé avec une enquête menée par l’organisme américain sans but lucratif ProPublica. Ce pure player qui se décrit comme une salle de nouvelles indépendante spécialisée en journalisme d’enquête d’intérêt public a , en effet, interpellé Facebook concernant sa manière de modérer les contenus.

Tout part d’une logique chiffrée fruit d’une équation toute simple : Alors que le réseau de Mark Zuckerberg compte depuis juin 2017 plus de 2 milliards d’utilisateurs, seuls 7500 employés sont responsables de modérer le nombre faramineux de contenus quotidiennement postés. N’oublions pas les algorithmes qui jouent également un rôle de modération et qui ont souvent été décriés pour leurs limites technologiques. Pour ne citer qu’un exemple, celui des aubergines censurées pour leur forme soit-disant phallique sur Instagram (propriété de Facebook) vaut le détour.

Partant de cette donnée, ProPublica a prouvé que le réseau est tout simplement (et logiquement) incapable de contrer les contenus inadmissibles à l’instar des commentaire à caractère haineux. Pour illustrer cette réalité, il a mis en évidence 49 posts s’inscrivant dans cette catégorie en fournissant les “réponses” du réseau social. Résultat ? 22 erreurs! Ces exemples sont plus qu’édifiants. Facebook n’avait pas d’argument solide face à cette démonstration. Il a alors admis avoir commis des erreurs.

C’est Justin Osofsky, le vice-président du réseau social, qui a répondu à cette interpellation dans un communiqué relayé par ProPublica : “Nous sommes désolés pour les erreurs commises, elles ne sont pas le reflet de la communauté que nous voulons contribuer à construire. Nous devons faire mieux”, a-t-il notamment indiqué. Il a aussi promis que l’équipe de sécurité allait doubler pour atteindre 20.000 personnes en 2018. Désireux de nuancer l’impact de sa responsabilité face aux critiques, il a ajouté que tout ce qui est “offensant” n’était pas obligatoirement “un discours haineux”, précisant que son entreprise supprimait hebdomadairement environ 66000 post signalés.

Certains observateurs ont tout de même voulu être plus vigilants face à ces promesses. Pour plusieurs d’entre eux, Facebook ne sera probablement jamais un espace sain malgré certains efforts dans la traque des posts du “revenge porn” ou “body shaming”. Encore une affaire à suivre dans le monde fou des réseaux sociaux.

 

2 Comments

2 Comments

  1. Jean Lemire

    02/01/2018 at 9 h 58 min

    À la fin du 4e paragraphe, “Facebok” devrait s’écrire “Facebook”.

  2. La Rédaction

    02/01/2018 at 22 h 35 min

    Merci c’est corrigé !

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