Mexique: manifestations et célébrations pour la première année du mandat d’AMLO

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L’opposition manifestait dimanche à Mexico, pour protester contre la violence à l’occasion de la première année du mandat du président de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, lequel réunissait aussi ses partisans sur la place centrale de la capitale.

Avec des indices de popularité en baisse mais qui fluctuent autour des 60% d’opinions favorables, AMLO, son acronyme, est en difficulté: sa politique sécuritaire ne convainc pas.

A la mi-journée, devant une place du Zocalo, au coeur de Mexico, noire de monde, des groupes de musique se succédaient sur la scène géante.

La lutte contre la corruption et la baisse des dépenses de l’Etat ont permis d’accroître le budget pour 2020 “sans augmenter les impôts”, a ensuite souligné le chef de l’Etat devant des dizaines de milliers de personnes. “Voilà, dans les faits, l’austérité républicaine”, a-t-il ajouté.

Alors que M. Lopez Obrador fête sa première année de mandat, de violents affrontements au nord du pays, entre forces de l’ordre et membres présumés des cartels, ont fait au moins 21 morts samedi et dimanche, dont quatre policiers.

Une première fusillade a éclaté samedi peu avant midi à Villa Union, dans l’Etat de Coahuila, à 60 kilomètres de la frontière avec les Etats-Unis, lorsque des véhicules avec des hommes lourdement armés ont été repérés durant une patrouille.

La fusillade a repris tard dans la nuit, selon les autorités de l’Etat de Coahuila, qui ont indiqué que 6 policiers avaient été légèrement blessés.

Dimanche à la mi-journée également, quelque 10.000 personnes défilaient à l’appel des organisation opposées au président Lopez Obrador et du Parti action nationale (PAN, droite) sur la principale avenue de Mexico, le paseo de la Reforma.

Habillés en blanc pour la plupart, ils criaient “ça suffit!”, en référence à la vague de crimes.

Avec environ 26.000 morts depuis le début de l’année au Mexique, un nouveau record de violence pourrait être battu en 2019.

“Il faut tout changer, notamment la stratégie (de lutte contre les cartels), il faut s’unir, aucun président ne peut résoudre le problème de la violence à lui tout seul”, a déclaré Julian LeBaron, un des leaders de la communauté mormone du nord du Mexique, meurtrie par le massacre de neuf de ses membres début novembre.

Le président mexicain a affirmé vendredi qu’il refuserait toute opération armée américaine sur son territoire, en allusion aux propos de Donald Trump assimilant les cartels à des terroristes.

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