Miss Martinique 2019 en conflit avec son comité : elle balance sur des différends financiers

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Ce qui devait être un conte de fées s’est transformé en un véritable cauchemarAmbre Bozza a souhaité faire le point sur son aventure de Miss Martinique 2019 le 4 octobre dernier, soit un an jour pour jour après son élection, pour dire que celle-ci ne s’était pas passée comme elle l’aurait espéré. Si elle assure faire simplement “le bilan” de son aventure, avec du positif comme du négatif, elle évoque “un règne parsemé d’embûches“, mais aussi des relations compliquées avec la délégation. “J’ai été très affectée par les propos peu flatteurs et disgracieux tenus par le directeur du comité à mon égard. On peut s’interroger sur les moyens employés (lettre menaçant de me destituer) pour faire taire des parents qui n’ont que pour seul objectif d’accompagner et protéger leur enfant“, écrit-elle sur Instagram.

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Ambre Bozza fait référence à ce jour où ses parents, Michel et Brigitte, ont dû avancer 700 euros pour l’achat d’un billet d’avion en direction de la métropole et ainsi lui permettre de rejoindre les autres candidates de l’élection de Miss France. Rapidement, le comité de Martinique a voulu réagir en donnant une conférence médiatisée le 9 octobre dernier en compagnie de l’avocate de l’organisation, Angélina Jolly-Nicolas. Cette dernière a entrepris de réfuter toutes les accusations de la Miss, et notamment celle autour du billet d’avion. La délégation bénéficie chaque année d’un certain nombre de billets d’avion. Il était convenu que Mme Bozza voyage avec ces billets-là. Mme Bozza, malheureusement, a fait autrement, a expliqué l’avocate comme le rapporte la chaîne 1ère. Ses parents ont pris un billet de leur côté et ont sollicité le remboursement de la somme de 700 euros. Il se trouve que cette somme-là n’était pas prévue au budget.” Pour éviter toute polémique, la délégation a toutefois accepté de faire un chèque de remboursement, mais celui-ci s’est avéré être sans provision, car “une subvention attendue par l’association n’était pas arrivée”. Finalement, afin de clore le débat, il a été promis aux parents d’Ambre qu’il leur serait remis 700 euros en espèces.

La Miss affirmait également que son père avait dû payer de sa poche l’une de ses robes de présélection. Mais là encore, Angélina Jolly-Nicolas avait une réponse toute prête, avançant que le comité avait payé plus de 2300 euros pour un trousseau de trois robes avec des bracelets et des bijouxet dévoilant les factures en question.

Les relations ont été rompues

Dans sa sortie publique, Ambre Bozza indiquait par ailleurs avoir été déçue par les membres du comité qui, selon elle, ont “tenu des propos disgracieux” à son égard et ont même menacé de la destituer. Si elle n’en révélait pas les raisons, l’avocate l’a fait pour elle. Selon ses dires, la jeune femme n’aurait pas respecté ses engagements à son retour de l’élection Miss France en Martinique, ne souhaitant même pas participer aux déplacements arrangés pour elle. “Elle a géré son emploi du temps, ses sorties, sans jamais en référer à la délégation“, a déclaré Angélina Jolly-Nicolas.

Résultat, il n’y avait d’autres choix que de lui adresser “un avertissement notifié en février“. “Il se trouve qu’à la suite de cet avertissement, les relations ont été plus ou moins rompues. Je pense que Mme Bozza n’a pas accepté cet avertissement.” En revanche, il n’a jamais été question de destitution : “Bien que la délégation aurait pu procéder à sa destitution, elle ne l’a pas fait. Justement pour préserver Ambre Bozza et préserver l’image de la délégation.” Mais face aux révélations à charge d’Ambre Bozz, la délégation se dit aujourd’hui “déterminée à agir en justice en cas de nouvelle dénonciation calomnieuse“.

Concernant la prochaine élection de Miss Martinique pour Miss France 2021, le comité a fixé la date du 24 octobre 2020. Six candidates devraient concourir pour succéder à Ambre Bozza.