Nekfeu, PNL, Vald… Leurs cachets faramineux pour les showcases

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Avec le streaming, les showcases et festivals sont devenus d’importantes sources de revenus pour les rappeurs. D’une maigre somme à plusieurs dizaines de milliers d’euros – selon la popularité de l’artiste –, l’argent obtenu pour quelques heures de concert privé peut atteindre des sommets. C’est en tous cas ce dont on se doutait avant l’enquête de StreetPress, parue le 21 janvier dernier, qui a voulu en savoir plus sur la manière dont on rémunère actuellement les rappeurs.

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Les showcases, c’est un peu l’argent de poche des artistes. Et ça, c’est directement dans leur poche. Il n’y a pas d’intermédiaire. Ça peut même être en cash de main à main“, explique d’emblée Pauline Duarte, ancienne boss du label rap Def Jam France. Pour des gros artistes comme PNL, Antoine Laurent de l’agence Yard estime qu’il faut débourser une somme “avoisinant les 40 000 euros“. N.O.S et Ademo aiment manifestement bien quand c’est rentable, eux qui ont passé les mois qui ont suivi la sortie de Deux Frères à enchaîner les showcases à l’étranger. Et ils sont loin d’être les seuls.

25 000 euros le showcase chez les gros artistes

En charge des programmations des soirées Yard, Antoine Laurent poursuit en détaillant les prix de chaque artiste. “Minimum10 000 euros pour les 13 Block, entre 15 000 et 23 000 euros pour SCH et pour ceux qui affolent les chiffres des streams – Heuss l’Enfoiré ou Ninho –, on serait plutôt les 25 000/30 000 euros. Des grosses sommes qui tombent directement dans les caisses des artistes, puisqu’il n’y a pas d’intermédiaire ou d’équipe technique à rémunérer, explique StreetPress.
On trouve quand même plusieurs inconvénients aux showcases. D’abord, ces grosses sommes sont problématiques quand elles sont payées en cash, fisc oblige. Puis ce n’est pas forcément le plus intéressant pour les artistes. “Mais les gens en showcase, ce n’est pas ton public. Tu viens à 3h du matin, tu chantes devant des gens bourrés ! Ils en ont rien à foutre de qui t’es !“, a déploré Jok’Air lors de la conférence Paris Hip Hop Winter, en janvier 2020. Si les artistes continuent à faire des showcases, c’est que la rémunération est certaine. Quand ils bookent des grosses salles comme l’Accorhotels Arena, leurs concerts peuvent se retrouver déficitaires. C’est le cas du seul Bercy de Vald, déficitaire de 270 000 euros.

Le programmateur Maxime Demouveaux explique ensuite que les rappeurs touchent des cachets tout aussi importants en festivals, même si le tourbus, frais d’hébergement, scénographie et équipe technique, sont à leur charge. Il indique seulement que Vald coûte “cher en festival. D’après différentes sources, Nekfeu empocherait “autour des 100 000 euros” en festival, même si NTM (Kool Shen et JoeyStarr) “dépasseraient cette somme“.