Nicolas Bedos, les mots terribles de son père à l’article de la mort : “Laisse-moi…”

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Difficile d’oublier ces derniers instants. Invité dans le portrait de la semaine de Sept à Huit, le dimanche 25 juillet 2021, Décédé le 28 mai 2020, après s’être longuement débattu contre la maladie d’Alzheimer, le comédien avait tenté jusqu’au bout de protéger les siens. Mais le mal qui le rongeait avait fini par le rattraper et l’artiste avait tiré sa révérence à l’âge de 85 ans… avec un peu d’aide.

Et ça c’est insupportable

“Il devient à un moment exactement ce que pendant des décennies il nous a fait promettre de ne pas le laisser le devenir, regrette Nicolas Bedos, sur TF1, face à Audrey Crespo-Mara. C’est-à-dire que j’ai, cet homme que j’aime et j’ai sa voix, le souvenir de son discours, de son propos, de son regard, qui est au-dessus de mon épaule qui semble me pousser à une sorte d’injonction de contrition et qui me dit ‘Laisse-moi’. Et ça c’est insupportable”. Voilà sans doute pourquoi l’entourage familial et médical de Guy Bedos a fini par craquer.

Comme le révélait le réalisateur du film OSS : Alerte Rouge en Afrique Noire, son père a eu droit à un coup de pouce pour rejoindre le ciel. En mai dernier, Nicolas Bedos évoquait effectivement ce sujet terriblement tabou qu’est l’euthanasie en France dans une longue tribune écrite pour L’Obs. “Je n’ai livré cette intimité que dans le seul but de participer à la dénonciation du flou d’interprétation que la loi inflige aux soignants dont la main tremble au bout de la seringue, précise-t-il. Il y a un flou. La personne qui a fini par laisser mon père s’envoler, on a parlé pendant de très longs moments et je sentais bien qu’il était en dialogue avec lui-même, ce médecin.”

C’est un cauchemar, ça m’humilie

Atteint de la maladie d’Alzheimer, Guy Bedos avait fait une grève de la faim pour que ça s’arrête, que cette confusion mentale cesse, comme l’expliquait sa fille Victoria. Il avait toujours évoqué, avec une lucidité incroyable, son envie, son besoin de mourir dans la dignité.Quand je vois la vieillesse de ma mère, de ceux qui sont dépendants, qui ont perdu leur autonomie, c’est un cauchemar, ça m’humilie“, affirmait-il face à Serge Moati dans De vous à moi. Il a, finalement, obtenu satisfaction…