Nicolas Bedos “obligé” de se justifier : il sort du silence après sa polémique antimasque

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C’est le texte d’un type qui vient de passer l’été à enterrer des êtres chers

Il est vrai que l’année 2020 ne fut pas bonne pour Nicolas Bedos. Il a tout d’abord fait ses adieux à son guide, son maître à penser, l’homme de lettres Jean-Loup Dabadie, le 24 mai 2020. Quelques heures plus tard, le 28, c’est son père Guy Bedos qui tirait sa révérence. Beaucoup à encaisser pour un seul homme, d’autant plus qu’il a été impossible, en raison de la pandémie du coronavirus, d’approcher ces êtres chers en pleine souffrance. “C’est le texte d’un type qui vient de passer l’été à enterrer des êtres chers aussi régulièrement qu’Olivier Véran change d’avis, poursuit le cinéaste. Un ‘affreux libertaire’ que la guerre sanitaire engage à la distanciation au moment même où sa famille réclame du rapprochement. Oui, en crachant cette litanie, je n’avais pas pris la mesure de l’insulte qu’elle semblait postillonner aux masques des soignants qui se battent pour nos gueules, aux flics qui s’épuisent à nous protéger de nos ivresses affectives et à tous ceux – dont je suis – qui ont peur pour leurs proches et eux-mêmes.” À la tête du film La Belle Époque, Nicolas Bedos n’était sans doute pas prêt à en vivre une autre, un peu moins douce…