Nicolas Sarkozy, ancien Président rattrapé par les affaires judiciaires

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<p/>Nicolas Sarkozy le 20 novembre 2016 à Paris” width=”245″ height=”160″ src=”data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mP89AcAAuYB8IMlp6YAAAAASUVORK5CYII=” data-sizes=”auto” data-optimumx=”1″ srcset=”https://pureactu.com/wp-content/uploads/2021/09/nicolas-sarkozy-ancien-president-rattrape-par-les-affaires-judiciaires-1.jpg 992w”></div>
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<p class=L’ancien président Nicolas Sarkozy, condamné jeudi à un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012, sept mois après une condamnation à la même peine pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire des “écoutes”, vit sa retraite politique sous pression judiciaire.

Ecoutes: condamné en première instance

cDans l’affaire dite des “écoutes”, Nicolas Sarkozy a été condamné le 1er mars 2021 par le tribunal correctionnel de Paris à trois ans de prison, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence.

Il a été reconnu coupable d’avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d’obtenir d’un haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret dans une procédure judiciaire. En échange: la promesse d’un soutien pour un poste à Monaco.

Thierry Herzog et Gilbert Azibert ont été condamnés à la même peine, avec en sus cinq ans d’interdiction professionnelle pour le premier. Les trois prévenus ont fait appel.

Bygmalion: un an ferme, appel annoncé

Nicolas Sarkozy a été condamné jeudi à un an de prison ferme, reconnu coupable dans le dossier Bygmalion sur le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Son avocat a immédiatement annoncé son intention de faire appel.

L’ex-Président n’était pas mis en cause pour le système de fausses factures au cœur de la fraude, mais pour avoir dépassé le seuil légal de dépenses électorales de plus de 20 millions d’euros.

Le juge d’instruction Serge Tournaire avait ordonné en 2017 son renvoi en correctionnelle, avec treize autres personnes. Ses différents recours avaient été rejetés par la cour d’appel en 2018, puis par le Conseil constitutionnel et la Cour de cassation en 2019.

Mis en examen



<p/>Affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy a été cité ou impliqué” width=”241″ height=”245″ src=”data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mP89AcAAuYB8IMlp6YAAAAASUVORK5CYII=” data-sizes=”auto” data-optimumx=”1″ srcset=”https://pureactu.com/wp-content/uploads/2021/09/nicolas-sarkozy-ancien-president-rattrape-par-les-affaires-judiciaires-2.jpg 992w”></div>
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<p class=Des juges enquêtent depuis 2013 sur des accusations de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007, formulées par l’intermédiaire Ziad Takieddine et d’anciens dignitaires libyens.

Le 11 novembre 2020, dans une spectaculaire volte-face, M. Takieddine est revenu sur ses accusations. Mais le 14 janvier 2021, il a de nouveau incriminé Nicolas Sarkozy devant les juges. Le 5 juin, une figure de la presse people, “Mimi” Marchand, soupçonnée d’être impliquée dans sa rétractation initiale, a été mise en examen notamment pour “subornation de témoin”.

Dans ce dossier, l’ex-chef de l’Etat a été mis en examen le 21 mars 2018 pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens, puis le 12 octobre 2020 pour association de malfaiteurs.

Parmi les autres mis en examen figurent l’ex-secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, l’ancien trésorier de la campagne Eric Woerth et l’ancien ministre Brice Hortefeux.

Enquête en cours

Le parquet national financier (PNF) a confirmé le 15 janvier 2021 avoir ouvert une enquête pour trafic d’influence et blanchiment de crime ou délit visant des activités de conseil de M. Sarkozy en Russie.

Selon Mediapart, cette enquête a été ouverte à l’été 2020. Elle vise à déterminer s’il “se serait adonné à des activités de lobbying potentiellement délictuelles” pour le compte d’oligarques russes.

Mis hors de cause

L’ex-Président a bénéficié d’un non-lieu dans plusieurs dossiers: ses voyages en jet privé facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit; ses pénalités réglées par l’UMP pour le dépassement des dépenses de campagne en 2012 ou encore l’affaire des dons octroyés à l’UMP par la richissime héritière du groupe L’Oréal Liliane Bettencourt (décédée en 2017).

Dans l’affaire des sondages surfacturés commandés par l’Elysée, Claude Guéant et d’ex-proches de Nicolas Sarkozy doivent être jugés à partir du 18 octobre en correctionnelle, l’ancien Président étant couvert par son immunité présidentielle.