Nicolas Sarkozy, un boulimique de la politique aux prises avec la justice

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<p/>L’ancien président Nicolas Sarkozy arrive au tribunal de Paris, le 1er mars 2021″ width=”245″ height=”163″ src=”data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mP89AcAAuYB8IMlp6YAAAAASUVORK5CYII=” data-sizes=”auto” data-optimumx=”1″ srcset=”https://pureactu.com/wp-content/uploads/2021/09/nicolas-sarkozy-un-boulimique-de-la-politique-aux-prises-avec-la-justice-1.jpg 992w”></div>
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<p class=L’ex-président français Nicolas Sarkozy, condamné jeudi à un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne en 2012, est un boulimique de la politique resté une référence pour la droite malgré ses ennuis judiciaires.

Son avocat a annoncé l’intention de l’ancien chef de l’Etat de faire appel.

“Il n’y a pas eu d’emballement” de la campagne en 2012, “c’est une fable”, avait affirmé en juin à l’audience l’ancien chef de l’Etat (2007-2011), déjà condamné en mars à trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, dans un autre dossier, celui dit des “écoutes”. Il a aussi fait appel de ce jugement.

Premier ex-président condamné à de la prison ferme, Nicolas Sarkozy, 66 ans, nie farouchement dans les deux dossiers mais l’assure: “je suis habitué à subir ce harcèlement depuis dix ans”.

Celui que les Français surnomment “Sarko”, et dont la présidence fut marquée par une ligne dure sur la sécurité et l’immigration, avait juré qu’on “n’entendrait plus parler de lui”, après une humiliante défaite en 2012 face au socialiste François Hollande.

Ses démêlés judiciaires, sa vie médiatique avec l’ex-mannequin franco-italienne et chanteuse Carla Bruni, épousée en 2008, ont fait mentir cette prédiction, tout comme sa popularité toujours forte à droite de l’échiquier politique.



<p/>L’ancien président Nicolas Sarkozy et sa femme Carla Bruni-Sarkozy lors d’un meeting pour les primaires des Républicains, le 21 octobre 2021 à Toulon” width=”245″ height=”163″ src=”data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mP89AcAAuYB8IMlp6YAAAAASUVORK5CYII=” data-sizes=”auto” data-optimumx=”1″ srcset=”https://pureactu.com/wp-content/uploads/2021/09/nicolas-sarkozy-un-boulimique-de-la-politique-aux-prises-avec-la-justice-2.jpg 992w”></div>
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<p class=Malgré sa défaite sans appel au premier tour de la primaire de la droite de 2016, son évocation dans les meetings des Républicains continue de déclencher des tonnerres d’applaudissements et ses livres se vendent comme des petits pains.

– “Petit Français de sang-mêlé” –

Ce “petit Français de sang-mêlé” (père hongrois, grand-père maternel juif grec) – selon son expression de la campagne victorieuse de 2007 – n’a que 28 ans lorsqu’il s’empare en 1983 de la mairie de Neuilly-sur-Seine.

Doté d’un enthousiasme communicatif, d’une fougue verbale liée à une gestuelle débridée, M. Sarkozy a eu, tout au long de sa carrière politique (maire, député, ministre, président de parti, chef de l’État), le don de se faire autant aimer des uns que détester des autres.

Un temps exclu du jeu à droite, il redevient incontournable pour la réélection de Jacques Chirac à la présidentielle de 2002, avant de défier ce dernier depuis les rangs du gouvernement, comme très populaire ministre de l’Intérieur, et de s’ouvrir les portes de l’Élysée en 2007.



<p/>Nicolas Sarkozy, élu président, sur le perron de l’Elysée, le 16 mai 2007 à Paris” width=”245″ height=”182″ src=”data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mP89AcAAuYB8IMlp6YAAAAASUVORK5CYII=” data-sizes=”auto” data-optimumx=”1″ srcset=”https://pureactu.com/wp-content/uploads/2021/09/nicolas-sarkozy-un-boulimique-de-la-politique-aux-prises-avec-la-justice-3.jpg 992w”></div>
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<p class=“Président bling-bling” pour certains, gestionnaire habile de la crise financière de 2008 pour d’autres, il sera le premier président depuis Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) à être battu en sollicitant un second mandat en 2012.

– “Une autre époque” –

Mais les luttes fratricides à droite lui ouvrent la voie vers un premier retour. Dès 2013, un “Sarkothon” permet d’engranger 11 millions d’euros pour compenser l’invalidation de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel.

“Moi, j’ai un lien particulier avec les Français. Il peut se distendre, il peut se retendre, mais il existe”, affirmait-il en 2013.

Sa condamnation dans le procès des écoutes, qui a suscité “stupéfaction” et “tristesse” chez ses soutiens, est venue écorner l’idée d’un recours en 2022 pour une droite encore convalescente.



<p/>Le président Emmanuel Macron (g) salue l’ancien président Nicolas Sarkozy lors d’un hommage aux victimes du terrorisme aux Invalides, le 11 mars 2021 à Paris” width=”245″ height=”163″ src=”data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mP89AcAAuYB8IMlp6YAAAAASUVORK5CYII=” data-sizes=”auto” data-optimumx=”1″ srcset=”https://pureactu.com/wp-content/uploads/2021/09/nicolas-sarkozy-un-boulimique-de-la-politique-aux-prises-avec-la-justice-4.jpg 992w”></div>
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<p class=Il n’en reste pas moins une figure incontournable, que tous les candidats potentiels à droite tiennent à rencontrer ostensiblement.

À aucun, Nicolas Sarkozy n’a apporté son soutien, soucieux de sa posture d’ancien chef d’Etat au-dessus de la mêlée — son dernier ouvrage, “Promenades”, est consacré à l’art et la culture. Quant au phénomène Eric Zemmour, qui commence à sérieusement inquiéter LR, il s’agit selon lui d’un “symptôme du vide” du débat politique.

Certains spéculent sur un éventuel soutien à Emmanuel Macron, avec qui il affiche une entente cordiale. Dans la récente crise des sous-marins, il lui a apporté son soutien affirmant que “le président Macron a eu raison de réagir fermement”.

L’hypothèse en fait cependant tiquer plus d’un chez LR: “Il veut tirer les ficelles. Mais les temps ont changé”, affirme un élu.

“Les tempêtes sont dans ma nature et constituent mon identité”, affirmait l’ancien président dans son ouvrage “le Temps des tempêtes”, en assurant: “J’ai toujours essayé de me rendre indispensable partout où je me trouvais”.