Nucléaire: “les négociations vont reprendre très bientôt”, assure un ministre iranien

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<p/>Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian à Téhéran le 21 août 2021″ width=”245″ height=”163″ src=”data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mP89AcAAuYB8IMlp6YAAAAASUVORK5CYII=” data-sizes=”auto” data-optimumx=”1″ srcset=”https://pureactu.com/wp-content/uploads/2021/09/nucleaire-les-negociations-vont-reprendre-tres-bientot-assure-un-ministre-iranien-1.jpg 992w”></div>
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<p class=Les négociations sur le programme nucléaire iranien à Vienne “vont reprendre très bientôt”, a affirmé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, en dénonçant les “messages contradictoires” des Etats-Unis à propos de leur retour dans l’accord international conclu en 2015.

“Nous examinons actuellement les paramètres des négociations de Vienne et très bientôt les négociations de l’Iran” avec les autres pays encore membres de l’accord (Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) “reprendront”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

Téhéran est en faveur d’une “négociation constructive qui conduira à des résultats tangibles et vérifiables”, a-t-il assuré.

Interrogé pour savoir ce que voulait dire “très bientôt”, un haut responsable iranien a répondu sous couvert de l’anonymat que “cela peut vouloir dire quelques jours” ou “quelques semaines”. “Dès que nous aurons fini le processus de révision” du processus de Vienne, “sans perte de temps, nous retournerons à la table des négociations”, a expliqué ce responsable.

A la question de savoir si ces négociations reprendraient là où elles se sont arrêtées en juin à cause de la présidentielle iranienne, ce responsable est resté évasif, indiquant que cela dépendrait des discussions menées avec les parties toujours signataires de l’accord nucléaire.

Le chef de la diplomatie iranienne avait au préalable affirmé à l’agence iranienne Irna que son pays ne voulait pas “s’éloigner” des pourparlers visant à relancer l’accord sur son programme nucléaire, alors que les Occidentaux ont affiché à New York leur frustration face à l’absence d’avancées.

Conclu à Vienne en 2015, l’accord nucléaire offrait à Téhéran la levée d’une partie des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l’arme atomique, et d’une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous strict contrôle de l’ONU.

– “Doutes” sur Biden –

Mais après le retrait unilatéral des Américains de l’accord en 2018 sous la présidence de Donald Trump, l’Iran a progressivement abandonné la plupart de ses engagements. Les négociations de Vienne, auxquelles participent indirectement les Etats-Unis, ont pour but de faire revenir parallèlement Washington dans l’accord et Téhéran dans les clous de ses engagements visant à l’empêcher d’acquérir l’arme nucléaire.

Devant la presse, Hossein Amir-Abdollahian a multiplié les critiques à l’égard des Etats-Unis qui se sont dits prêts à revenir dans l’accord nucléaire, et à lever au moins une partie des sanctions rétablies par Donald Trump, si l’Iran respecte à nouveau ses obligations.

“De la Maison Blanche, nous continuons de recevoir des messages diplomatiques contradictoires”, a-t-il dit, se plaignant qu’il n’y ait “pas eu un message positif ou constructif à l’égard du nouveau pouvoir à Téhéran”.



<p/>Le président américain Joe Biden s’exprimant à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU à New York le 21 septembre 2021″ width=”245″ height=”163″ src=”data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAAEAAAABCAQAAAC1HAwCAAAAC0lEQVR42mP89AcAAuYB8IMlp6YAAAAASUVORK5CYII=” data-sizes=”auto” data-optimumx=”1″ srcset=”https://pureactu.com/wp-content/uploads/2021/09/nucleaire-les-negociations-vont-reprendre-tres-bientot-assure-un-ministre-iranien-2.jpg 992w”></div>
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<p class=Selon des responsables iraniens s’exprimant sous couvert d’anonymat, il aurait été facile pour le gouvernement américain de faire un geste à l’égard des milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés dans des banques en Corée du Sud et au Japon.

“J’ai des doutes sur la volonté réelle de Joe Biden de revenir dans l’accord nucléaire JCPOA (son acronyme anglais, nldr)”, a indiqué l’un de ces responsables.

Interrogé sur la raison pour laquelle l’Iran, dans sa rupture d’engagements, a décidé d’enrichir de l’uranium à 60%, le rapprochant du seuil permettant de fabriquer une bombe nucléaire (90%), ce responsable a souligné que son pays en avait besoin pour la “propulsion nucléaire” et cité en exemple le récent accord conclu entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie pour doter ce dernier pays de sous-marins à propulsion nucléaire.

“Notre programme nucléaire est complètement pacifique”, a répété ce responsable.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a conclu le 12 septembre — quelques jours après avoir dénoncé un manque de coopération iranienne –, un accord avec l’Iran sur la surveillance de son programme, laissant espérer une reprise prochaine des pourparlers de Vienne.