Patrick Antonelli : Fraude, magouilles… il a tout fait par amour pour Amel Bent

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La fraude, c’est mal, même si c’est fait par amour. Mercredi s’ouvrait le procès de Patrick Antonelli, mari d’Amel Bent, jugé au tribunal de Nanterre dans l’affaire du trafic des permis de conduire à la préfecture des Hauts-de-Seine. Comme le rapporte Le Parisien, le prévenu est resté à la barre pendant plus de quatre heures, ce jeudi.

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Je veux être au niveau quand on sort avec les gens qu’elle fréquente

Ce père de famille a tenu à raconter son parcours, lui qui est arrivé à Marseille à l’âge de 17 ans pour travailler dans l’auto-école d’un cousin. Sept ans plus tard, il s’installe à son compte et les affaires marchent très bien, avant 2013, l’année fatidique. “Et 2013, les soucis. Contrôles fiscaux, moins d’inscriptions à l’auto-école…“, raconte-t-il.

Puis, Patrick Antonelli rencontre Amel Bent. “Je tombe amoureux d’elle, j’ai moins de moyens, mais je veux être au niveau quand on sort avec les gens qu’elle fréquente”, explique-t-il, pour justifier son délit. Sans que le procès ait encore permis de faire la lumière sur leur rencontre, le gérant d’auto-école fait la connaissance de Rabiah. B, fonctionnaire au service des permis de conduire de la préfecture, elle aussi jugée dans cette affaire.

Une mécanique bien huilée

Jeudi, le tribunal a pris le temps de comprendre le fonctionnement de cette fraude. L’auto-école dépose un dossier tamponné dès l’inscription du candidat à la préfecture. Quand il a réussi l’examen de conduite, de nouveaux documents sont envoyés à la préfecture, qui lance l’édition du permis. Il vendait ensuite ces vrais permis environ “8 000 euros” aux clients concernés.

Seulement, Patrick Antonelli ne faisait pas ça qu’avec des clients lambda, mais aussi avec un petit groupe de personnalités. Parmi eux, on peut citer Ali Baddou et certains collègues de Canal restés encore anonymes, ou le footballeur Jérémy Menez. Il continue de nier qu’il se serait servi du carnet d’adresses d’Amel Bent pour organiser son trafic.

En tout, Le Parisien rapporte, en citant l’instruction, que Patrick Antonelli aurait vendu entre 250 et 300 permis frauduleux, en moins de deux ans. Jugé pour corruption et blanchiment, le mari d’Amel Bent risque jusqu’à dix ans de prison, ainsi qu’une amende de 1 million d’euros.