Patrick Bruel : Les retrouvailles “violentes” avec son père, qui l’a abandonné

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Rendez-vous des Grands hommes, le vendredi 1er novembre 2019 sur France 3. Patrick Bruel a été analysé sous toutes les coutures dans un documentaire rendant hommage à l’homme autant qu’à l’artiste. Un parcours jonché de tubes et de fêlures, à l’image de ce coup dur vécu trop jeune : abandonné à l’âge d’un an par son père, déraciné deux années plus tard, le chanteur a pourtant tenté de reprendre contact avec celui qui lui a donné la vie il y a soixante ans. Un choix fort qu’il a fait, peut-être par nécessité, au début des années 2000.

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Un jour j’ai décidé, parce que j’allais avoir un enfant, de ne pas faire supporter à mon enfant le poids de ce passé, de mon histoire, de l’absence de mon père, explique-t-il. Donc je l’ai appelé, et on s’est vus.” De cette rude expérience, Patrick Bruel a certes tiré l’un de ses plus belles hymnes. Dans Qui a le droit ?, en 1991, il exprimait déjà sa rage et sa douleur. “J’ai grandi avec une place à prendre“, regrettait-il. Hélas, ces sentiments n’avaient pas exactement eu le temps de s’adoucir quand il s’est retrouvé en face à face avec l’objet de sa peine.

La discussion était forte, elle était serrée, elle était violente

Les retrouvailles, jouée sur un coup de poker, ont donc été houleuses. “La discussion était forte, elle était serrée, elle était violente, se souvient-il dans Patrick Bruel, entre les lignes. Et il fallait ! Pour mieux se parler, se dire les choses. Et ça a été constructif.” A désormais 60 ans, l’artiste a finalement trouvé la force de passer à autre chose grâce à l’aide d’un autre membre de la famille. “Mon frère a eu une phrase toute simple en fait. Il m’a dit : ‘Mais… il avait 20 ans.’ J’ai dit ‘Ok, c’est vrai. J’avais oublié’.

Patrick Bruel est papa de deux enfants : Oscar, né le 19 août 2003, et Léon, né le 28 septembre 2005, tous deux issus de sa passion folle avec Amanda Sthers. S’il a fini par pardonner, nul doute que le chanteur s’est efforcé, à sa manière, d’adopter le chemin inverse de celui qu’avait emprunté son propre père…