Patrick Chêne : Le nouveau métier inattendu du journaliste

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De 1989 à 2000, Patrick Chêne a commenté le Tour de France. Depuis, le journaliste a fait des apparitions ponctuelles sur des chaînes de télévision pour parler sport mais sa vie s’est malgré tout détournée de ce milieu. En effet, cela fait maintenant sept ans que Patrick Chêne a quitté Paris pour s’installer dans le Vaucluse dans le domaine de Dambrun où il exerce le métier de vigneron. Il y produit 30 000 bouteilles de vin bio par an et en vend 20 000 chaque année.

J’avais été invité dans le coin par des amis et on avait fait la fête. Le lendemain, je suis allé me balader seul. Cette région, je ne la connaissais pas. Lors des Tours de France qui passaient par le Ventoux, un hélico m’emmenait au sommet, je commentais et je redescendais sans rien voir. Bref, je survolais sans connaître. Là, j’ai eu comme un coup de foudre pour cette région où le limon du Ventoux produit des vins exceptionnels. Le lendemain, avec mon épouse Laurence, on a tapé sur Internet ‘Domaine viticole Ventoux’ et on est tombé sur le domaine de Dambrun. En avril 2014, j’étais propriétaire“, a confié celui qui a survécu à un cancer au Parisien le 7 juillet 2021. Patrick Chêne explique ainsi cultiver un “vin honnête” et haut de gamme. “Je fais plus dans l’orfèvrerie que dans l’intensif“, a-t-il ajouté.

Une nouvelle activité inattendue pour l’oncle d’Astrid Veillon qui le passionne beaucoup plus que le vélo ! D’après nos confrères, le sujet ne l’intéresse d’ailleurs plus du tout. “J’ai aimé le cyclisme pour son côté sociétal et sa proximité authentique avec les gens. Mais je réalise que ce qui m’a passionné, c’est l’objet télévisuel. J’ai eu la chance de travailler sur le plus beau projet sportif télévisé du monde car le Tour reste unique par son côté itinérant“, a-t-il avoué.

La viticulture semble attirer de plus en plus de monde. Récemment, on vous parlait de la journaliste Carole Gaessler qui a décidé en 2018 avec son mari Franck de devenir propriétaire d’un domaine pour y cultiver ses propres vignes. C’est dans le Luberon qu’elle a trouvé sa petite parcelle de terre idéale. Un rêve devenu réalité.