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Pauvreté: Macron demande aux “premiers de cordée” de ne pas oublier “les derniers”

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Pauvreté: Macron demande aux “premiers de cordée” de ne pas oublier “les derniers”

Le chef de l’Etat présente ce jeudi son plan pour lutter contre la pauvreté. D’un montant de 8 milliards d’euros sur quatre ans, il doit permettre de lancer une nouvelle phase du quinquennat, plus axée sur le social.

Il veut se débarrasser de son étiquette de “président des riches”, qui lui colle à la peau depuis son élection. Pour marquer le lancement d’une nouvelle phase du quinquennat, plus axée sur les questions sociales, Emmanuel Macron présente ce jeudi son plan de lutte contre la pauvreté au Musée de l’Homme à Paris. Après avoir rencontré des “grands témoins” qui ont partagé leur expérience de la pauvreté, qu’ils l’aient vécue ou côtoyée, le chef de l’Etat a pris la parole, et utilisé l’une des expressions qui lui ont été maintes fois reprochées. Convoquant les “premiers de cordée”, le chef de l’Etat a appelé à ne pas “oublier les derniers”. 

“Si je suis ici devant vous, c’est pour essayer de lancer un combat neuf, indispensable, vital pour notre pays, celui de décider résolument de ne plus oublier personne”. “N’oublier personne, c’est dire aux premiers de cordée, ‘n’oubliez pas les derniers de cordée'”, a déclaré le président de la République. 

“Personne n’est ‘premier de cordée’ si le reste de la société ne suit pas”, a-t-il ajouté, rappelant une formule qu’il avait utilisée à l’automne 2017, suscitant de vives critiques. “Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole”, avait déclaré Emmanuel Macron en octobre 2017, lors de sa première interview télévisée. 

6 générations pour sortir de la pauvreté

“Quand on est pauvre, c’est qu’on n’a pas choisi, quand on est dans la pauvreté, c’est le déterminisme de tous les déterminismes”, a-t-il poursuivi, rappelant qu’en France, “il faudra 6 générations pour qu’un Français issu d’une famille pauvre accède à la classe moyenne”. 

“Refuser la fatalité sociale, c’est lutter contre ce déterminisme qui, dès l’enfance, détruit des trajectoires de vie (…). Il y a dans chaque enfant, à commencer par un enfant qui naît dans une famille pauvre, un Mozart qu’on assassine parce qu’on décide de fait qu’il n’a aucune chance de devenir Mozart”, a ajouté le chef de l’Etat, qui a pour ce plan mis l’accent sur la petite enfance, les aides à la jeunesse et aux familles monoparentales. 

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