Pierre (Top Chef 2021) éliminé : “Mohamed a été malin, mon arme secrète n’a pas suffi”

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Mercredi 19 mai 2021, Pierre Chomet a été éliminé de Top Chef aux portes de la demi-finale. Alors que Mohamed, Sarah et Matthias poursuivent leur route vers la victoire, l’aventure se termine pour le jeune chef de 30 ans. Auprès de Purepeople.com, Pierre revient sur son expérience dans le concours culinaire de M6. Son ultime épreuve avec Stéphanie Le Quellec, ex-gagnante de Top Chef, sa relation complice avec Michel Sarran, son retour dans le jeu après une première élimination, ses larmes lors du dernier épisode ou encore son pronostic pour la finale, Pierre dit tout.

Comment vivez-vous cette quatrième place ?

Je le vis très bien, je suis très heureux de cette quatrième place. Le quatre, c’est mon numéro donc c’est très bien (rires) ! Même si forcément plus on se rapproche de la fin, plus on a envie d’aller au bout… Ce serait mentir que de dire l’inverse. Mais comparé à ma première élimination, je la vis très bien cette sortie parce que j’ai pu faire ce que je voulais faire. J’ai pu prouver que j’avais ma place dans ce concours, je me suis fait plaisir. Franchement, je sors heureux, très heureux. La dernière fois, j’ai été très frustré de mon élimination. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Le choix semble très difficile pour Stéphanie Le Quellec sur la bouchée à la carotte… Avec le recul, auriez-vous changé quelque chose à votre recette ?

Franchement, trente minutes ça passe très vite ! J’ai l’habitude de faire des jus centrifugés à Bangkok avec des fruits, des carottes, du gingembre… J’ai un peu fait la bouchée énergisante que je prends tous les matins. Après, je ne sais pas si j’aurais pu changer quelque chose, peut-être un peu améliorer… Mais sur l’instant, ma bouchée était bien pour moi. Stéphanie Le Quellec a eu du mal à choisir, ça l’ennuie de trancher comme ça, mais c’est le jeu. Il n’y a aucun souci.

Lorsque vous voyez Mohamed utiliser l’azote liquide, vous semblez paniquer…

Le fait que Mohamed utilise l’azote, ça me fait réaliser que ça va être compliqué pour moi. Parce qu’il est malin, il ressort l’azote de sa botte secrète et c’est bien joué. Ce n’est pas ce qui a fait toute la différence mais en tout cas ça a joué car Stéphanie Le Quellec le dit, elle a choisi la bouchée avec les différences de températures. Après, parler de panique : oui et non. C’était plus sur le ton de la rigolade ! Je ne baisse pas les bras mais je me dis que son azote peut être payant. Je ne fais pas comme lui parce que ce serait copié, mais je vais au bout de ma recette et je râpe un peu de combava. C’est un clin d’oeil à Matthias qui m’a beaucoup chambré sur ça. Hommage à la Thaïlande et petite dédicace à Matthias (rires) ! C’était ma petite arme secrète, mais ça n’a pas été suffisant. Et puis à dix minutes de la fin, je n’ai pas trouvé la ressource nécessaire…

Lors de votre élimination, Michel Sarran est très ému… Qu’avez-vous ressenti face à une telle réaction ?

C’est plus qu’un chef. J’ai aussi été très ému par les mots qu’il a pu me dire. C’est très touchant, ça m’a montré que je n’étais pas juste un candidat de passage. On a construit quelque chose donc c’est clair que ça me fait beaucoup de bien. Cette relation père/fils ou encore chef/sous-chef, déconneur/déconnant n’était pas que du vent. Même si je lui ai fait avoir quelques cheveux blancs à cause de mon comportement, je pense qu’il a apprécié (rires). Tout en restant moi-même j’ai réussi à me faire plaisir et à lui faire plaisir. C’était vraiment top et c’est devenu plus qu’un chef de brigade de Top Chef pour moi.

Lors de cet épisode, vous êtes très ému de lire la lettre de votre mère puis de la voir arriver… Comment avez-vous vécu ce moment ?

Je ne m’y attendais pas du tout. Il était 7 heures du matin, on m’a fait attendre trente minutes ou une heure tout seul dans une pièce pour bien me mettre en condition. Je ne savais pas ce qui allait se passer, on avait fini la veille assez tard et on arrive très tôt le lendemain. Les émotions sont là… Je pensais peut-être que Michel Sarran allait me tenir un discours ou que la production avait ramené mon chef de Thaïlande. Et en fait pas du tout. Donc quand je vois ma mère, je suis ému forcément. On le voit, je pleure. Ça me touche et me rebooste.

Vous avez eu la chance, comme Bruno, de faire votre retour après avoir été éliminé. Certains internautes trouvent cela injuste… Qu’en pensez-vous ?

Quand on commence cette émission, on signe un contrat où il y a cette clause qui parle de l’épreuve du retour des éliminés. On est quinze candidats et on est tous d’accord sur cette épreuve qui existe depuis un moment maintenant. Ce n’est pas moi qui fait le jeu. J’ai été éliminé bêtement, ils m’ont rappelé. Je n’ai pas vendu mon corps pour être rappelé, je ne me suis pas mis à genoux, ça vient des chefs, pas de moi. J’aurais été con de refuser. On me donne une seconde chance, je la prends. Et je pense que n’importe qui aurait fait pareil, je mets au défi mes camarades de dire qu’ils ne l’auraient pas saisie cette chance. Et puis ça a été aussi une surprise pour moi, je ne pensais pas pouvoir revenir dans le concours. Je suis revenu décomplexé, plus détendu et ça s’est mieux passé. Les gens qui ne sont pas contents n’ont qu’à écrire des lettres de plaintes à la production de Top Chef et à M6, car nous candidats nous y sommes pour rien. C’est le jeu, ça ne changera pas. Et puis qu’on parle de moi en bien ou en mal, on parle quand même de moi…

Vous aviez au départ évolué avec Paul Pairet puis auprès de Michel Sarran, en quoi leurs accompagnements étaient différents ?

Déjà quand j’étais avec Paul Pairet, nous étions trois candidats. Donc forcément il n’y a pas eu la même intimité qu’avec Michel Sarran puisque j’étais son seul candidat. Je pense que ça a beaucoup joué. Les quatre coachs ont chacun leur manière de faire et ils sont tous géniaux. Pour ma part, ça s’est très bien passé avec Paul Pairet mais il est vrai que cela s’est encore mieux passé avec Michel Sarran. C’était plus cool, on a eu plus de temps pour échanger, on a été plus complices. On s’est fait confiance, et surtout il m’a beaucoup canalisé. Je suis un peu un électron libre, il me fallait quelqu’un pour me calmer. Il ne m’a pas mis les menottes non plus, mais ça m’a fait du bien et je pense aussi, en toute modestie, que je lui ai fait du bien.

Quel est votre meilleur souvenir du concours ?

J’en ai pas mal… Ma victoire sur la triple cuisson avec Alexandre Mazzia, ma qualification pour les quarts de finale, la guerre des restos même si ça a mal fini. J’ai aussi beaucoup aimé ma rencontre chez les Bras avec le coeur coulant, c’était beaucoup d’émotion pour moi. L’épreuve sur l’écologie avec la ministre et Mauro Colagreco était super aussi. J’ai fait un plat qui me parlait, vivant et j’ai eu de très beaux commentaires. Ma victoire chez Glenn Viel reste aussi gravée. Et évidemment, pouvoir intégrer le concours reste un très beau souvenir.

Quel est votre pire souvenir ?

Je pense que le moins bon souvenir reste mon élimination sur la tomate. Je n’oublie pas non plus l’épreuve sur la bouchée avec Christian Le Squer. Je venais à peine de réintégrer le concours, je me suis retrouvé tout seul… C’était la galère pour moi. J’ai cassé des trucs, la cellule ne marchait pas. En bref, c’était compliqué pour moi.

À ce stade, qui voyez-vous gagnant de Top Chef parmi les trois demi-finalistes ?

Je pense qu’on avait tous les quatre, même tous les quinze, le niveau pour gagner le concours. Pour moi, ils peuvent tous gagner. Je m’explique : Matthias a de l’expérience, il a toujours suivi sa ligne directive. Sarah crée un peu la surprise, elle n’est pas très gastro. C’est un peu l’outsider. Mohamed a aussi de l’expérience mais il n’a pas gagné beaucoup de fois comme il le dit lui-même. Il commence un petit peu à avoir la rage, ce qui peut l’aider à monter en puissance… Je les aime tous les trois donc je ne peux pas choisir. Ils ont tous leurs qualités et leurs défauts, c’est trop difficile… Que le meilleur gagne !

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