Placido Domingo : Neuf femmes accusent la star d’opéra de harcèlement sexuel

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Deux ans après le début du mouvement, #MeToo continue de motiver des femmes a témoigner contre des personnalités influentes. Si de nombreuses accusations visent l’industrie du cinéma, telles les affaires Harvey Weinstein et Luc Besson, l’industrie de la musique n’est pas en reste. Selon une enquête menée par The Associated Press, et dont le Daily Mail rapporte les éléments le 13 août 2019, c’est cette fois-ci le chanteur d’opéra Placido Domingo qui se retrouve au coeur d’un nouveau scandale de harcèlement sexuel.

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Huit chanteuses et une danseuse ont témoigné à charge contre la star d’opéra espagnole, affirmant avoir longtemps subi le comportement inapproprié du ténor. Seule l’une d’entre elles, une certaine Patricia Wulf, chanteuse mezzo-soprano retraitée, a accepté de dévoiler son identité. Des mains baladeuses, des baisers forcés au détour d’un vestiaire ou des appels tard le soir : ce harcèlement sexuel aurait débuté à la fin des années 1980 et duré plus de trente ans. “Un déjeuner d’affaire n’est pas étrange, a expliqué une des chanteuses. Quelqu’un qui essaie de tenir votre main pendant un déjeuner d’affaire est étrange, ou placer sa main sur votre genou est un peu bizarre. Il vous touchait toujours d’une certaine façon, toujours à vous embrasser.”

L’interprète aux neuf Grammy Awards, marié à la chanteuse Marta Ornelas depuis 1962 et père de trois enfants, aurait eu des gestes inappropriés avec plusieurs d’entre elles lorsqu’il était le directeur des opéras de Los Angeles et Washington. Artiste mondialement reconnu, Placindo Domingo aurait fait pression sur certaines collaboratrices en menaçant leurs emplois, d’autant plus lorsqu’elles étaient jeunes et au début de leur carrière. Deux des neufs témoins ont confirmé avoir cédé aux avances de la star pour cette raison.

Des accusations “inexactes” selon la star

De son côté, Placindo Domingo ne nie pas vraiment la véracité de ces témoignages : “Ces accusations de la part d’individus anonymes remontant à plus de 30 ans sont profondément troublantes, et telles que présentées, inexactes, a-t-il répondu dans un communiqué à l’Associated Press. Quoiqu’il en soit, il est douloureux d’entendre que j’ai pu contrarier quelqu’un ou les faire se sentir mal à l’aise, peu importe il y a combien de temps et en dépit de mes meilleures intentions (…). Toutefois, je reconnais que les règles et standards que nous suivons – et devrions suivre – aujourd’hui sont très différents de ce qu’ils étaient par le passé.