Qatar/virus: jusqu’à 3 ans de prison pour non-port du masque

0
29

Le Qatar a commencé dimanche à appliquer les sanctions les plus sévères au monde contre les personnes ne portant pas de masque en public, et pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, dans une tentative d’endiguer l’épidémie de coronavirus qui progresse rapidement dans le pays.

Le gouvernement a rendu obligatoire le port du masque en public et indiqué que sa décision s’appliquerait à partir de dimanche, et ce “jusqu’à nouvel ordre”.

Les peines mises en place sont très lourdes pour les contrevenants: jusqu’à trois ans de prison et 200.000 rials (environ 50.900 euros) d’amende.

Près de 30.000 contaminations au nouveau coronavirus ont été recensées dans ce petit pays du Golfe, soit 1,1% de l’ensemble de la population de 2,75 millions d’âmes. Le virus a également entrainé la mort de 15 personnes.

Seuls les micro-états de Saint-Marin et du Vatican ont enregistré des taux d’infection par habitant plus élevés, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

Le port du masque est actuellement obligatoire dans une cinquantaine de pays.

Au Tchad, les autorités ont érigé en infraction le fait de ne pas porter de masque en public. Une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 15 jours est prévue pour les contrevenants. Au Maroc, les personnes ne portant pas de masque encourent jusqu’à trois mois de prison et 1.300 dirhams (120 euros) d’amende.

Selon les autorités du Qatar, les rassemblements familiaux pendant le mois de jeûne du ramadan pourraient avoir favorisé la progression de la maladie.

Les restaurants, cinémas, écoles, centres commerciaux et mosquées ont été fermés mais les chantiers de construction -notamment ceux liés à la Coupe du monde de football 2022- ont été maintenus avec la mise en place de règles de distanciation physique et port obligatoire du masque depuis le 26 avril.

© 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP.