Racisme: Une plainte déposée contre Facebook et Mark Zuckerberg

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Un avocat allemand a déposé une plainte contre Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, pour son manque d’engagement contre les commentaires racistes postés sur le réseau social. Le parquet de Munich a ouvert une enquête.

La justice allemande a indiqué lundi avoir ouvert une enquête à la suite d’une plainte pour “incitation à la haine” contre le patron du réseau social Facebook Mark Zuckerberg. Il lui est reproché un manque de coopération de son réseau social contre les commentaires racistes.

Cette enquête à un stade préliminaire vise à “examiner si un agissement pénalement répréhensible peut être identifié” et si “le droit allemand peut s’appliquer” dans pareil cas, a indiqué à l’AFP un porte-parole du parquet de Munich, saisi du dossier, Florian Weinziel.

Les investigations ont été ouvertes pour examiner le bien-fondé d’une éventuelle poursuite pour “incitation à la haine” suite au dépôt d’une plainte en ce sens par un avocat allemand basé en Bavière, la région de Munich, Chan-jo Jun, visant notamment M. Zuckerberg, a précisé le porte-parole. Selon l’avocat, l’enquête préliminaire vise Mark Zuckerberg et neuf autres dirigeants de Facebook.

“L’ouverture de l’enquête est une importante victoire d’étape car la dernière procédure engagée avait échoué à cette étape”, a commenté Me Jun dans un communiqué. En mars dernier, le parquet de Hambourg avait rejeté une plainte similaire du même avocat au motif que les dirigeants de Facebook ne tombaient pas à son avis sous le coup de la législation allemande.

Engagements insuffisants

Depuis, les critiques contre Facebook ont gagné en vigueur en Allemagne. Le gouvernement a déjà à plusieurs reprises mis en garde Facebook et d’autres réseaux sociaux en leur reprochant de se montrer trop tolérants vis-à-vis des utilisateurs exprimant de positions racistes ou antisémites.

Des géants du web dont Facebook s’étaient engagés en décembre 2015 à examiner et supprimer dans un délai de 24 heures les commentaires haineux qui se répandent en ligne en Allemagne, notamment à la suite de l’afflux de 890’000 migrants cette année-là, particulièrement visés sur les réseaux sociaux. Mais selon les autorités, les efforts de ces sites ne sont pas suffisants.

Facebook assure à l’inverse faire tout son possible, mais a insisté sur la difficulté d’accomplir cette mission, notamment pour différencier ce qui est pénalement répréhensible et ce qui ne l’est pas au nom de la liberté d’expression.

Source : AFP

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