Roland-Garros: Tsonga et Gasquet pas à la fête, Mahut et Moutet si

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Les têtes françaises les plus connues ont vite quitté la fête, mais des invités surprises les suppléent à Roland-Garros : Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet se sont éclipsés dès le deuxième tour mercredi, au contraire du vétéran Nicolas Mahut et de l’espoir Corentin Moutet.

Rafael Nadal et Roger Federer sont eux passés en coup de vent.

. Tsonga et Gasquet s’éclipsent déjà

En l’espace de moins de trente minutes, Roland-Garros a dit au revoir à deux des “néo-Mousquetaires” trentenaires, Richard Gasquet (39e) et Jo-Wilfried Tsonga, ex-N.5 mondial aujourd’hui 85e.

Le premier, de retour sur le circuit depuis début mai seulement après six mois hors jeu et une opération douloureuse d’une hernie inguinale en janvier, n’a pas tenu le rythme face à l’Argentin Juan Ignacio Londero (78e), vainqueur 6-2, 3-6, 6-3, 6-4.

“J’ai manqué d’un peu de tout, de matches, de physique, de jambes… Rien de surprenant”, résume Gasquet.

“Ca fait un peu plus de trois semaines que j’ai repris et je suis déjà heureux d’être là, de faire quatre sets. Ca n’avance pas si mal”, ajoute-t-il.

Le second n’a pas démérité, bien au contraire, face au N.7 mondial, Kei Nishikori (4-6, 6-4, 6-4, 6-4) : il a d’abord inversé la situation dans le premier set après avoir accusé un break de retard, puis il a compté un break d’avance dans les troisième (2-0) et quatrième manches (3-0). Mais le Japonais a su s’en sortir.

“J’attendais un peu ce genre de match contre un joueur confirmé, top 5-top 10 pour voir où j’en étais. Pendant un bon moment, je fais jeu égal. Ca fait plaisir de n’avoir plus que des petits détails à régler pour lutter avec ce genre de joueur”, estime Tsonga, à la poursuite de son meilleur niveau après une saison 2018 largement tronquée, la faute à son genou gauche opéré puis récalcitrant.

. Mahut et Moutet invités surprise

Comme souvent avec Mahut, ça s’est terminé dans les larmes, de joie en l’occurrence, avec son fils dans les bras: après avoir remonté deux sets de retard au premier tour (contre Cecchinato), il n’a laissé aucune chance à l’Allemand Philipp Kohlschreiber (54e), dominé 6-3, 6-3, 6-3.

Voilà l’Angevin de 37 ans, ex-top 40 tombé à la 252e place mondiale et bénéficiaire d’une invitation, qui égale son meilleur résultat sur la terre battue parisienne (2012 et 2015), lui qui s’interroge ces derniers temps sur la suite à donner à sa carrière en simple.

Et dire qu’avant Roland-Garros, Mahut n’avait plus remporté le moindre match sur le circuit principal depuis neuf mois (premier tour de l’US Open 2018 fin août) et qu’il restait sur une série de six défaites sur ocre !

L’autre belle surprise était venue en début de journée du court N.7 : Moutet, 20 ans et 110e mondial, s’est lui offert son tout premier troisième tour en Grand Chelem en désorientant (6-3, 6-1, 2-6, 7-5) l’Argentin Guido Pella (23e). “Héros du jour”, a salué Lucas Pouille sur les réseaux sociaux.

Après les défaites de Kristina Mladenovic (53e) et de la toute jeune Diane Parry, 16 ans et 457e mondiale, il ne reste déjà plus qu’une Française en course, la N.1 Caroline Garcia, opposée à la Russe Anna Blinkova (117e) pour son deuxième match jeudi.

. Les VIP ne s’éternisent pas

Six jeux lâchés au premier tour, sept au second : opposé à un qualifié allemand, comme lundi, Rafael Nadal a écarté Yannick Maden (6-1, 6-2, 6-4) en un peu plus de deux heures sur le court Suzanne-Lenglen.

Programmé lui sur le court Central, Federer s’est montré plus rapide : il a expédié le lucky loser allemand Oscar Otte en à peine plus d’une heure et demie (6-4, 6-3, 6-4).

Pour une place en huitièmes de finale, ils affronteront respectivement le Belge David Goffin (27e) et le jeune Norvégien Casper Ruud (20 ans, 63e), pour la première fois à pareille fête en Grand Chelem.

Le jeune Grec Stefanos Tsitsipas, N.6 mondial et outsider pour le titre, a lui lâché un set et frôlé les trois heures de match (4-6, 6-0, 6-3, 7-5) face au Bolivien Hugo Dellien (86e) en 2h49.

Surprise dans le tableau féminin avec l’abandon au bout de quatre jeux d’une des prétendantes au trophée, la N.4 mondiale Kiki Bertens. Visiblement malade, la Néerlandaise a mimé au médecin venu à son chevet se sentir tremblante. La N.2 mondiale Karolina Pliskova et la finaliste sortante, l’Américaine Sloane Stephens (N.7), ont elles rallié le troisième tour sans tarder.