Rose : Alcoolique et droguée repentie, elle était “ivre morte” à son mariage

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Son album, et le livre éponyme, Kérosène, sont sortis le 20 septembre 2019. Un double projet cathartique dans lequel Rose, Keren Meloul de son vrai nom, évoque la période pendant laquelle elle consommait de la cocaïne et buvait énormément d’alcool. Une descente aux enfers sur fond de dépression assumée par la chanteuse de 41 ans.

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“Mon cauchemar, c’est celui de plein d’autres gens. Sauf que c’est le mien. Et que personne ne le soupçonnait”, confie-t-elle à Libé. Son succès fulgurant n’apaise pas les douleurs de l’âme, peut-être en est-il même la cause. 650 000 exemplaires vendus de son album, La Liste tourne sur toutes les radios, quatre albums studio, un Globe de Cristal et des concerts partout en France avec un point d’orgue à l’Olympia… Tout sourit à Rose une fois le rideau levé mais sa part sombre se révèle derrière la scène.

Le soir de son mariage avec Julien, elle sniffe la coke cachée dans son bustier. “Les invités ont-ils été déconcertés quand, ivre morte, j’ai balancé des coupes de champagne sur l’écran où était projeté le film élaboré par mes meilleures amies ?” Elle est sarcastique, c’est un moyen de désamorcer. La souffrance la conduit en service de psychiatrie. Aujourd’hui, sa drogue, c’est le yoga et la méditation. Elle ne touche plus à une goutte d’alcool et a retrouvé l’amour en la personne de Romain Berrodier, un pianiste avec qui vies privée et professionnelle s’entremêlent. “Il a rencontré Rose au bout du rouleau avec une carrière au point mort, raconte Keren à Gala, dissociant l’artiste d’elle-même. J’ai senti que, si je voulais le garder, il fallait tout arrêter. Quelque chose me disait que cette histoire allait être un point d’ancrage important dans ma vie.” Romain reste, elle se soigne. Et puis il y a Solal, son fils de 8 ans, à qui elle en a fait voir de toutes les couleurs. Elle est guérie et heureuse, il le sait, il ne lui en tient pas ombrage. “J’aurais pu faire une overdose. L’idée de la mère morte, c’est terrifiant, considère-t-elle encore.

La sobriété reste un combat de tous les jours pour Rose :Dès que je suis moins vigilante, si je me laisse aller à des trucs que je faisais avant. (…) Ça va vite… C’est pour ça qu’on picole. J’ai découvert plein de trucs qui font que je me fais pas chier. Mais si je les fais pas, je me fais chier. Il faut lire, s’instruire. Ce n’est pas comme allumer une clope ou te servir un verre, qui te comble facilement. Ce sont des choses qui demandent un activisme de toi-même.”