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Sarah (Top Chef 2021) prête à “partir à cause de la pression” : “C’était très compliqué” (EXCLU)

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Elle s’est hissée jusqu’en finale de Top Chef 2021. Sarah Mainguy se contentera finalement de la deuxième place, puisque c’est Mohamed Cheikh qui a été sacré grand gagnant. En interview pour Purepeople.com, cette jeune chef de la brigade de Paul Pairet revient sur sa folle expérience devant les caméras de M6 et évoque ses projets d’après jeu.

Qu’est-ce que ça fait d’arriver jusqu’en finale de Top Chef ?

Être en finale de Top Chef, ça fait bizarre. Ce n’est pas une chose à laquelle je m’attendais au tout début. Donc beaucoup de stress, mais c’est normal je suis comme ça !

Comment vivez-vous cette deuxième place ?

Ça me va. Moi je suis contente. Je m’entends super bien avec Mohamed donc je suis contente pour lui. Déjà être en quart de finale c’était énorme, puis en demi-finale … Alors la finale, c’est très très bien. Je me contente de ça.

Comment avez-vous vécu la cérémonie des couteaux ?

C’était assez étrange. J’avoue que j’ai eu un peu de mal. Parce que déjà il y avait toute la famille, les parents etc. Ça met un peu la pression. Mais en fait, j’avais vraiment envie que ça s’arrête. C’est bizarre, mais je voulais vraiment avoir la réponse, savoir si oui ou non j’ai gagné après tant de mois.

Comment ont réagi vos proches ?

Déjà je crois qu’ils étaient très heureux d’être là pour la plupart (rires) ! Ce sont ceux qui m’ont le plus poussée. Moi je ne voulais pas spécialement faire de la télé, ni Top Chef. J’ai l’impression qu’ils sont fiers de moi, enfin j’espère !

D’après vous, qu’est-ce qui a peut-être joué en votre défaveur ?

Je pense que mon dessert, avec de l’algue et de la pomme, n’était peut-être pas forcément très accessible pour le grand public. Il y a eu aussi des imperfections. Je suis moins sur les détails, parfois je veux aller trop vite. Ça a dû jouer en ma défaveur.

Les chefs ont émis quelques critiques sur le plat…

Le plat d’agneau et langoustine, je ne l’avais presque pas. J’avais grosso modo une idée. Et c’est plutôt mal parti quand on n’a pas l’idée du dressage… J’ai eu la chance d’avoir Matthias, Baptiste, Pauline et Charline avec moi. On en a parlé dans la journée… Mais je pense que c’était déjà un peu bancal de base. Ce qui fait que l’on a eu des problèmes de proportions après.

Comment avez-vous vécu votre première expérience télé ?

Me regarder à la télé ? Je ne me regarde pas. J’ai dû regarder le premier épisode, puis un autre avec les copains candidats. Mais je n’aime pas. Je suis très auto-critique donc j’ai tendance à me protéger de moi-même et un peu des autres aussi. Je ne regarde pas ce que l’on dit de moi, et je ne regarde pas la télé.

Que vous êtes-vous dit en découvrant le plateau, les caméras ?

Je dirais que c’est très compliqué. Lors de la première émission, je me suis demandée si je ne devais pas partir maintenant à cause de la pression. Et en fait, au bout d’un moment, la caméra on l’oublie parce qu’on connait le nom de celui qui la tient, on connaît le nom du journaliste. On a plus l’impression d’être en famille. On arrive le matin, on dit bonjour à tout le monde. Ça détend l’atmosphère, je dirais.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis la diffusion de l’émission ?

C’est un peu bizarre, on me reconnaît dans la rue (rires) ! Mais sinon, pas grand chose.

Qu’est-ce qui a changé dans votre cuisine ?

Je pense que je m’autorise aujourd’hui à aller beaucoup plus loin, à oublier les cases que je m’étais imposées au début. Je ne voulais pas sortir du bistrot. Maintenant j’ai compris que j’ai le droit de m’exprimer plus, de pousser mes limites.

Comment appréhendez-vous l’après-finale ?

Plutôt bien. Je me dis que dans tous les cas les gens se feront un avis. Je ne regrette pas ce que j’ai fait. Le menu que j’ai proposé, c’était du Sarah.

Qu’est-ce que le concours vous a appris ?

J’ai pris pas mal confiance en moi depuis Top Chef. Ça m’a ouverte sur d’autres horizons grâce aux autres candidats, aux chefs invités et aux chefs de brigade. J’ai appris des choses, j’ai découvert certains chapitres auxquels je veux m’ouvrir. Ça m’a fait grandir énormément.

Quel est votre meilleur souvenir ?

Toutes les fois où on a cuisiné dehors ! C’est génial. Parce que c’est quand même hyper rare de cuisiner en extérieur. Ensuite je mets la guerre des restos, on s’est vraiment bien marré, c’était trop cool !

Quel est votre pire souvenir ?

L’épreuve de la triple cuisson, avec le boeuf ! Je ne l’ai pas sentie, je n’étais pas dedans honnêtement. J’ai l’impression de ne même pas avoir fait l’épreuve, c’est très étrange.

Quels chefs vous ont le plus marquée ?

Je vais dire que c’est le chef Glenn Viel, même si on va encore se foutre de ma gueule (rires). Il m’a marquée parce qu’il avait toutes ces histoires de réhydratation, déshydratation. Il avait une technique que je connaissais assez peu. Ça m’a ouvert un bel horizon de créations. Et évidemment il y a eu la rencontre avec la chef Anne-Sophie Pic. Moi je suis une femme, c’est une grande chef femme donc forcément c’était énorme de l’avoir face à moi.

Quels rapports entretenez-vous aujourd’hui avec Paul Pairet ?

De bons rapports ! On s’est envoyé un message avant-hier, je l’ai remercié pour tout ce qu’il a fait pour moi. Il a cru en moi quand moi même je ne croyais pas trop en moi. Je pense que c’est grâce à lui que j’en suis là, et aussi à la chef Hélène Darroze. Elle m’a aidée à prendre confiance, elle m’a sécurisée. Ensuite le chef Paul Pairet m’a poussée dans mes retranchements et m’a fait comprendre que j’avais le droit de sortir un petit grain de folie, de m’exprimer. C’est le schéma idéal, je dirais.

En cuisine, les femmes sont moins nombreuses que les hommes… Comment le vivez-vous ?

Je le vis plutôt bien. Après, je n’ai jamais fait de grande et grosse brigade, donc je pense que ça change aussi. On ressent plus cette sensation dans les grosses équipes. Je pense que parfois il faut juste gueuler plus fort. Et c’est pour ça que les femmes de ce métier ont un caractère parfois bien trempé. Parce qu’on n’a pas le choix, c’est un métier qui est dur et il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds. Que l’on soit un homme ou une femme.

Alexia Duchêne, ex-candidate de Top Chef, a dénoncé le sexisme, le harcèlement sexuel voire pire en cuisine…

C’est horrible, et effectivement il faut en parler. Plus on en parlera et plus ça fera avancer les choses. Moi j’ai la chance de ne pas avoir vécu tout ça, mais c’est complètement condamnable.

Vous avez agrandi votre équipe au restaurant, c’est l’effet Top Chef ?

J’ai agrandi mon équipe parce que je n’ai pas trop le choix actuellement. On va se faire complètement… (rires). Il va y avoir beaucoup trop de monde au restau ! Il fallait que l’on s’agrandisse parce qu’on n’était que deux en cuisine et deux en salles. On était vraiment sur le fil. C’est vrai qu’on a recruté une personne en cuisine, qui deviendrait si tout va bien le chef de Vacarme pour que moi je me concentre pleinement sur le deuxième restaurant.

Quels sont vos projets ?

J’aimerais bien ouvrir un deuxième restaurant. Parce que le premier est dans le style très bistrot. C’est le concept et il ne changera pas. C’est à moi de m’adapter. Du coup j’ai envie d’ouvrir un autre restaurant un peu plus haut de gamme. Mais qui veut quand même casser les codes. Je ne veux pas rester dans le bistrot mais je ne veux pas non plus aller dans la haute gastronomie. J’aimerais un entre deux, très proche de la nature, très cueillette. Pourquoi pas avoir un terrain où je pourrais faire pousser des plantes, être auto-suffisante sur les aromatiques et monter un labo de fermentation.

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