Sia maman de deux grands garçons : première photo de son fils adoptif, Che

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Sia a voulu être mère toute sa vie. Il a suffi d’un divorce et du visionnage providentiel d’un documentaire sur le (désastreux) système d’adoption américain pour qu’elle réalise son rêve. Dans le magazine InStyle, le 13 octobre 2020, la chanteuse américaine raconte son parcours pour devenir maman, à 44 ans. Pour la première fois, on découvre une photo de l’un de ses deux fils, Che (19 ans), publiée par le magazine. L’identité de son autre fils est gardée secrète.

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Tout a commencé en 2016, lorsque Sia a voulu prendre quelques années pour se focaliser sur elle après son divorce. Puis, “tout a changé” lorsqu’elle a été plongée dans le système d’adoption américain. “J’ai appris l’histoire d’un garçon de 16 ans et je suis immédiatement tombée amoureuse de lui. Les enfants plus âgés ont réellement du mal à être adoptés, et quand je l’ai vu, je me suis dit : ‘C’est mon fils’“, se souvient-elle.

“Je voulais l’aider. Le temps qu’on y arrive, il avait 18 ans et il était sorti du système d’adoption. Je lui ai dit que je voulais l’adopter, et comme il était adulte, il est parti avec moi ce jour-là, poursuit Sia. Elle ne se doutait pas qu’en allant chercher son fils, elle repartirait avec un deuxième enfant. “La seule chose qu’il a demandée, c’est qu’on emmène Che, son cousin, qui vivait avec lui dans une maison dédiée. Comme j’avais deux chambres libres, j’ai dit ‘Bien sûr !’. Et même si je n’avais jamais rencontré Che avant, il a également déménagé chez moi ce soir-là. Plus tard, j’ai appris qu’ils n’étaient pas vraiment cousins, juste amis. Mais je m’en fiche totalement, raconte la chanteuse américaine, aux anges d’être enfin devenue mère.

Deux vies à reconstruire

“Je me sens juste bénie de les avoir tous les deux avec moi”, continue-t-elle. Au début, Sia a récupéré deux adolescents traumatisés par le système d’adoption. En attente d’être adoptés, Che et son frère logeaient dans un foyer où les règles étaient extrêmement strictes. Ils n’étaient pas autorisés à utiliser des couteaux, avaient des pénalités financières pour chaque retard et n’avaient “jamais vraiment mangé de légumes” avant d’arriver chez Sia. “Je les ai fait asseoir et je leur ai dit : ‘Ce qui est arrivé dans votre vie n’était pas normal. Mais mon travail est de vous protéger, et on va faire ça ensemble.’ Mes deux garçons avaient les yeux pleins de larmes et, à partir de ce moment-là, j’ai su que c’était mon devoir d’être la meilleure mère pour eux”, raconte-t-elle, toujours à InStyle.

Aujourd’hui, Sia apprend à éduquer deux jeunes hommes qui débutent dans la vie. Issus du système d’adoption, ces deux Afro-Américains ont “statistiquement, vu leurs histoires, plus de chances d’avoir des ennuis ou de finir en prison“. “La plupart de leur vie, ils ont été conditionnés à mentir et à manipuler”, déplore Sia, qui s’efforce de leur apprendre l’honnêteté et la confiance. Un travail qui porte déjà ses fruits.