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Suzane victime d’homophobie : “Ce rejet que l’on peut sentir quand on est homo…”

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Son premier album, Toï Toï, a été réédité en janvier 2021. Et pour cause. Le temps passe mais les textes de Suzane n’ont jamais été autant d’actualité. Elle qui s’inquiète de l’avenir de la planète et de la société ne peut que constater les dégâts, jour après jour, mois après mois. Ce ne sont pas les violentes attaques homophobes, survenues à Macinaggio en Corse le 14 juillet dernier, qui la rendront plus optimiste. Dans P’tit Gars, comme dans son titre Anouchka, la chanteuse de 30 ans dénonçait déjà le climat ambiant, brutal, de l’an 2020, sans se douter que la situation ne serait guerre meilleure aujourd’hui.

Suzane vit dans le seizième arrondissement de Paris avec sa compagne rencontrée au lycée. Sa moitié travaille dans le secteur médical. Fatalement, l’homophobie n’a jamais épargné le couple. “Je n’aurais jamais pu écrire ces deux chansons si je n’avais pas vécu ce rejet que l’on peut sentir quand on est homo, avoue-t-elle dans les colonnes du magazine Voici, le 16 juillet 2021. J’ai eu la chance de ne pas le vivre aussi violemment que d’autres. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. C’est pour ça qu’il est important de communiquer, qu’il y ait des Bilal Hassani, Hoshi, Angèle, Pomme ou moi pour mettre des mots là-dessus.”

Pourquoi je n’aurais pas le droit d’avoir un enfant dans mon pays ?

Cette liste d’artistes a beau être célébrée à la télévision, ou en cérémonies de récompense – Suzane a, par exemple, remporté la Victoire de la révélation scène 2020 -, elle n’en reste pas moins bafouée de manière régulière. Hoshi essaye encore d’oublier les propos abjects de Fabien Lecoeuvre à propos de son physique, Bilal Hassani s’est déjà rendu au commissariat pour déposer une plainte contre X pour “injures, provocation à la haine et à la violence et menaces homophobes“. “Quand je vois tous ces gens qui prennent le temps, en pleine pandémie mondiale, de descendre dans la rue pour manifester contre les droits des homosexuels, c’est effrayant, regrette Suzane. Moi, ça fait dix ans que je suis avec ma compagne, pourquoi je n’aurais pas le droit d’avoir un enfant dans mon pays ?

Retrouvez l’interview de Suzane dans le magazine Voici, n°1754, du 16 juillet 2021.