Tatiana-Laurence Delarue confinée seule, loin de son mari Xavier (EXCLU)

0
97

Es-tu restée à Paris ?

Je n’ai même pas eu le temps de fuir ! Bien sûr, au début, j’y ai pensé, je voulais partir au Cap Vert chez une amie. Mais tant mieux. On ne savait pas tout ce qu’il se passait, on ne se rendait pas compte, on ne se projetait pas. C’est le destin. Mais je ne me plains pas. J’ai tellement tout connu, la rue… je ne me plains de rien. J’ai appris la philosophie bouddhiste. Le bonheur est à l’intérieur de nous. Ce temps-là me permet de me recentrer sur moi-même.

Tu as eu l’occasion de sortir ?

Au début du confinement, je n’avais pas de masque. Je craignais énormément pour ma santé et celle des autres. Je m’en fabriquais avec des sacs d’aspirateur, parce qu’ils sont antibactériens, en les scotchant à mon écharpe. Pas à la pointe de la mode, mais pratique ! J’avais commandé des masques, d’ailleurs, mais je ne les ai pas reçus, trois semaines plus tard. Mais je me connais. Dès que je les aurai, je les distribuerai à ceux qui en ont le plus besoin.