Viktor Lazlo : Son fils, “tabassé” par la police, “a mis dix ans à parler”

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Dix ans après la publication de son premier ouvrage, La femme qui pleure, Viktor Lazlo sort ce 29 janvier 2020 son cinquième livre, Trafiquants de colère. Une grande quête identitaire qui se déroule de 1945 à 2010.

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De la chanson française à la littérature, elle a eu le temps de vivre mille vies. Elle passe par les écrans dans la série Brigade Navarro, elle se fait un petit pactole inattendu en jouant dans une pub pour un wine cooler japonais (un mélange de jus de fruits alcoolisé). Avec l’argent, elle s’achète une maison démente de 1 000 m² qu’elle revend. Elle claque l’argent.

Égérie de Thierry Mugler et top model pour Chantal Thomass, elle déserte les podiums pour les studios d’enregistrement. Les paroliers jouent des coudes pour écrire pour elle : Maxime Le Forestier, Alain Chamfort ou Chris Rea. Gainsbourg lui offrira Amour Puissance Six et Bernard Lavilliers Baisers. Ses amours célèbres, elle ne veut pas en parler, mais confie à Libération vivre place des Vosges “chez” Francis Lombrail, son compagnon, un commissaire-priseur désormais directeur de théâtre.

Elle parle un peu de son fils de 32 ans, Maxime, son “totem”, directeur artistique “dont l’histoire cabossée la révulse” : “Sauvagement tabassé par des flics, il a mis dix ans à parler et davantage à se reconstruire.” Alors, entre deux sessions d’écriture, sa mère témoigne de ces violences, aujourd’hui plus que jamais.

Et l’avenir ? Celle qui a toujours revendiqué “sa négritude” [son père est Martiniquais, NDLR] se voit finir en Martinique, face à l’océan, dans une plénitude maintes fois recherchée.