Virus: 4 millions de cas au Brésil, premier mort depuis trois mois en Nouvelle-Zélande

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Le Brésil, deuxième pays du monde le plus endeuillé par le coronavirus, a franchi jeudi la barre des quatre millions de cas, tandis que la Nouvelle-Zélande, qui semblait il y a quelques semaines avoir totalement maîtrisé l’épidémie, a enregistré vendredi son premier décès du Covid-19 depuis trois mois.

Jeudi, le Brésil comptabilisait 4.041.638 cas confirmés de Covid-19. Mais le nombre quotidien de morts commence enfin à baisser légèrement, alors que plus de 124.000 personnes ont déjà perdu la vie.

“C’est le début de ce qu’on espère être effectivement une tendance à la baisse, mais c’est encore très récent et très timide”, a déclaré à l’AFP Mauro Sanchez, épidémiologiste de l’université de Brasilia.

A l’opposé du Brésil avec ses chiffres impressionnants et peut-être enfin une tendance à la baisse, la Nouvelle-Zélande montre que même lorsque la bataille semble gagnée, on n’est pas à l’abri d’une deuxième vague.

Ce pays, très peu touché (23 morts), semblait en effet être venu à bout très vite de l’épidémie, et n’avait plus enregistré un seul cas depuis le 24 mai. Une victoire largement attribuée à la politique très réactive de la Première ministre Jacinda Ardern.

Jusqu’à la réapparition du virus le 12 août, dont le pays compte maintenant 152 cas. Là encore, un confinement avait été immédiatement réimposé pour trois semaines à Auckland, où était apparu le virus. Il a été levé, avec encore des restrictions, le 31 août.

Dans le monde, la pandémie a fait au moins 864.510 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles jeudi à 16h00 GMT. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec près de 187.000 décès pour 6,1 millions de cas recensés, selon le comptage de l’université Johns Hopkins.

– Hécatombe chez les soignants –

En première ligne face au coronavirus, les professionnels de la santé paient un lourd tribut: au moins 7.000 d’entre eux sont morts du Covid-19 dans le monde depuis le début de l’épidémie, selon un rapport d’Amnesty International.

“Le fait que plus de 7.000 personnes meurent en essayant de sauver d’autres personnes constitue une crise d’une ampleur considérable”, a déploré Steve Cockburn, responsable du programme Justice sociale et économique d’Amnesty International.

Un comité indépendant d’évaluation sur la gestion de la pandémie, mis en place par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a démarré jeudi ses activités. Il doit notamment évaluer l’efficacité des mesures prises par les pays et l’OMS face au Covid-19. Il rendra son rapport final en mai.

L’OMS, très critiquée pour sa réponse au Covid, a promis un accès complet à ses dossiers.

“L’OMS nous a clairement indiqué que ses dossiers étaient un livre ouvert. Tout ce que nous voulons voir, nous le verrons”, a assuré lors d’une conférence de presse virtuelle l’ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark, co-présidente du comité d’évaluation avec l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf.

– “Au bord de l’effondrement” –

En Espagne, la deuxième vague épidémique met à rude épreuve le système de santé, surtout dans la région de Madrid qui représente depuis le début de l’épidémie près d’un tiers des plus de 29.000 morts du Covid-19 dans le pays.

Sur les sept derniers jours, Madrid concentre 73 des 191 morts et 30% des cas détectés. La situation est “très, très préoccupante”, admet la docteure Silvia Duran, porte-parole de l’association de médecins Amyts, évoquant “une rapidité de progression” de la courbe de contagion “similaire à celle du début de la pandémie”.

“Nous sommes au bord de l’effondrement”, confirme José Molero, du syndicat de soignants Csit.

L’espoir d’un meilleur traitement de la maladie a émergé du Royaume-Uni où une étude démontre que l’hydrocortisone, un stéroïde peu coûteux, permet de réduire d’environ 20% le risque de décès des patients atteints de formes graves de la maladie.

L’hydrocortisone, un anti-inflammatoire répandu dans le milieu médical, permet d’augmenter “les chances de survie” mais aussi “d’accélérer la guérison” des patients atteints des formes les plus sévères du virus, a expliqué jeudi à l’AFP Anthony Gordon, chercheur de l’Imperial College de Londres, à la tête de l’équipe britannique participant à cette étude internationale.

En Israël, où le taux de contamination est parmi les plus élevés au monde, 30 localités seront confinées à partir de lundi en raison d’une hausse des décès, ont annoncé jeudi soir les autorités. L’Etat hébreu a enregistré mercredi plus de 3.000 contaminations, le plus grand nombre en une seule journée.

– Combinaisons étanches –

Le continent asiatique quant à lui a dépassé jeudi la barre fatidique des 100.000 décès, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de sources officielles.

L’Inde est le pays le plus touché avec près de trois quarts des décès recensés dans la région (67.376 morts pour 3.853.406 cas), suivie par l’Indonésie (7.616 décès, 180.646 cas) et le Pakistan (6.328 décès, 297.014 cas). Le continent, qui avait réussi à contrôler le virus après sa découverte en décembre, fait face à une augmentation du nombre quotidien de cas et de décès recensés depuis le mois d’août.

En dépit de ces mauvaises nouvelles, une reprise progressive des vols internationaux vers Pékin a débuté jeudi avec des passagers accueillis par le personnel de l’aéroport vêtu de combinaisons étanches.

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