“Je n’ai pas fait le deuil” : Enora Malagré sans fie sur ses nombreuses fausses couches

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Il y a quelques jours, elle avait d’ailleurs évoqué pour Gala la douleur provoquée chez elle par le fait de ne pas être mère : “C’est compliqué d’en parler. J’ai toujours envie de pleurer quand j’évoque ce sujet… C’est le grand drame de ma vie de ne pas être mère. Je me réveille tous les matins avec cette tristesse-là. Ça a détruit un peu ma vie. Il faut encore que je me répare.

Des enfants dont elle n’a d’ailleurs pas encore fait le deuil, elle est en est consciente : “Je n’ai pas encore trouvé la meilleure façon de me réparer“, explique-t-elle pour Auféminin. La dernière fausse couche, pour elle, a d’ailleurs été la plus terrible. “J’ai décidé de ne pas la faire chez moi, j’ai pris une chambre d’hôtel dans un quartier que je n’aime pas beaucoup dans Paris et je me suis dit que ça serait… impersonnel, raconte-t-elle. Quand j’étais allongée sur cette serviette pleine de sang, je me suis imaginée toutes les femmes qui étaient en train de vivre la même chose que moi, qui l’ont vécu ou qui vont le vivre et je sais pas, je me suis sentie moins seule en fait. J’avais l’impression de serrer la main de toutes ces femmes qui depuis la nuit des temps vivent ces échecs de grossesse“.

Des femmes qui vivent des douleurs intenses sans en parler. Et même si elle avait également “envie d’enfouir” ces moments, elle a décidé d’en parler, à 41 ans, pour libérer les consciences et ne pas revivre, en boucle, tout son parcours lorsqu’on lui demande pourquoi elle n’a pas d’enfants. Une prise de parole forte et courageuse !