Laetitia Casta : Un réalisateur lui a demandé de se limer les dents !

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Plus que jamais, son visage est partout. son époux Louis Garrel, mais également à la tête du spectacle seule-en-scène Clara Haskil, prélude et fugue – basé sur la vie de la pianiste juive roumaine prodige. Depuis qu’elle est adolescente, la comédienne navigue dans un univers lié à l’image et son apparence est scrutée de A à Z, des catwalks aux plateaux de tournage… quitte à ce que certains dépassent parfois les bornes.

Si les créateurs et les cinéastes se sont arrachés Laetitia Casta, c’est parce qu’elle sortait des sentiers battus. Conserver cette beauté naturelle a pourtant été une lutte pour la maman de Sahteene, Orlando, Athéna et Azel. “Je n’étais pas grande, j’étais un peu ronde, rappelle-t-elle dans les colonnes du magazine Télérama. Il est même arrivé qu’on me traite de ‘grosse vache’. On a voulu me transformer, changer ma dentition.” Beaucoup se souviennent d’elle dans le film Astérix et Obélix contre César, alors qu’elle incarnait Falbala en 1999. Mais ce rôle lui avait valu un nouvel affront.

Peut-être avait-il peur que je morde !

Claude Zidi m’a dit que j’avais les canines trop pointues et m’a même demandé si on pouvait les limer, révèle l’actrice de 43 ans. Peut-être avait-il peur que je morde ! J’ai résisté, je n’ai jamais voulu changer quoi que ce soit. Je tiens ce caractère fort de mon éducation, qui n’avait pas que des défauts. A la maison, il n’était pas question de se laisser abattre, ni de se plaindre.” Laetitia Casta a grandi en voyant ses parents travailler d’arrache-pied. Un monde où les apparences n’étaient pas si importantes que ça.

Son père était sans cesse sur des chantiers, sa mère était comptable puis femme au foyer. “Lorsque j’ai débuté, mes parents me disaient qu’il y avait des filles plus jolies que moi, que ce n’était pas cela qui comptait, relève Laetitia Casta. Ils avaient le sens des réalités des gens modestes. Ils avaient peur que je sois déçue, alors que je n’attendais pas grand chose. Je n’ai jamais rêvé d’être mannequin. C’était un métier à l’époque qui n’était pas si envié qu’aujourd’hui. La beauté n’a jamais été pour moi un trophée ni un triomphe.” Une bonne fée l’en a pourtant doté, en se penchant sur son berceau, dès la naissance…

Retrouvez l’interview de Laetitia Casta dans le magazine Télérama, n° 3756 du 5 janvier 2022.