Obsèques de Jean-Paul Belmondo : Alain Delon trouve la force de dire adieu à son ami

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Impossible, pour lui de ne pas faire le déplacement. En apprenant la mort de Jean-Paul Belmondo, le 6 septembre 2021, Alain Delon a perdu un morceau de son âme. Les deux comédiens n’étaient pas de simples confrères, ils étaient de très grands amis. Partager l’affiche des deux opus de la saga Borsalino, de Jacques Deray, avait scellé une complicité qui dépasse l’entendement, les frontières de la vie et de l’après. C’est pourquoi il est venu, en l’église Saint-Germain-des-Près, lui dire adieu lors des obsèques organisées le 10 septembre 2021.

Beaucoup s’étaient étonnés de ne pas le voir lors de l’hommage national qui s’est déroulé la veille, dans la Cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides, dans le septième arrondissement de Paris. La douleur était simplement trop forte. Comme le soulevait justement BFMTV, le comédien a grand peine à gérer son chagrin. Il avait notamment évité de se rendre à l’enterrement de Romy Schneider, le 2 juin 1982 à Boissy-sans-Avoir, dans les Yvelines. C’est Alain Delon, d’ailleurs, qui a su que son ami s’était envolé vers d’autres horizons avant le reste du monde. Cyril Viguier le racontait dans les colonnes du magazine Paris Match.

Ce vendredi 10 septembre 2021, Alain Delon est arrivé à l’église de Saint-Germain-des-Près avec son fils Anthony (56 ans). Masqué, l’acteur a ensuite dévoilé son sourire et a été acclamé par la foule amassée devant l’église.

Il se doutait qu’il avait vu son vieux copain pour la dernière fois

Au mois de juin 2021, ces deux monuments du cinéma français s’étaient retrouvés, pour une ultime accolade, quai d’Orsay, au domicile de Jean-Paul Belmondo. L’occasion de resasser le passé, avec le sourire, et d’envisager la suite : une troisième film Borsalino, dont le tournage aurait été prévu pour septembre. Malheureusement, alors qu’ils échangeaient un dernier regard, Alain Delon a compris que ses projets seraient bouleversés par une tragédie. “Ils se sont quittés avec la promesse de se revoir vite, se souvient Cyril Viguier, présent lors de cette tea party. Ils voulaient organiser, plus tard dans l’été, un barbecue dans la propriété de Douchy, où Jean-Paul n’était jamais allé. Mais quelques minutes après notre départ, dans le parking, Delon m’a dit : ‘Je suis heureux d’être venu’. Il se doutait qu’il avait vu son vieux copain pour la dernière fois…