Philippe Rousselet (CODA) dédie ses Oscars à son célèbre père décédé : “Il aurait été soulagé…”

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De nombreuses statuettes ont été distribuées, le 27 mars 2022, le soir de la 94e cérémonie des Oscars à Los Angeles. Le film le plus récompensé de cette édition, c’est Dune de Denis Villeneuve, qui a remporté la victoire à six reprises. Mais le long-métrage qui a fait la fierté du peuple français, depuis le Dolby Theatre de Los Angeles, c’est CODA, l’adaptation américaine de La Famille Bélier.

Meilleur film, meilleur acteur dans un second rôle pour Troy Kotsur et meilleur scénario adapté… CODA a séduit la critique et sauvé l’honneur tricolore. Après avoir rencontré un succès fou avec La Famille Bélier, Philippe Rousselet, le producteur du film d’Eric Lartigau, a voulu s’occuper lui-même de cette adaptation en langue anglaise – et avec des comédiens vraiment sourds – “pour ne pas abîmer cette jolie histoire”. A 53 ans, après avoir grandi à Neuilly-sur-Seine, le cinéaste aurait adoré dédié ces trois Oscars à son père disparu.

Je viens de très, très loin

Philippe Rousselet est effectivement le fils d’André Rousselet, fondateur de Canal+, décédé en 2016. “S’il avait été là, il aurait été content et soulagé pour son fils, explique le producteur dans les colonnes du magazine Paris Match. Car je viens de très, très loin… J’ai fait toutes les bêtises imaginables, au début de ma carrière, tant par manque d’expérience que par enthousiasme.” Sans doute regardait-il la cérémonie depuis tout là-haut.

Bien sûr, ce que le monde retiendra de cette 94e cérémonie des Oscars, ce n’est pas le triomphe, ni de Dune, ni de CODA. C’est plutôt la mandale brutale que Will Smith a mis à l’humoriste Chris Rock après avoir entendu une blague de mauvais goût à propos de l’alopécie de son épouse, Jada Pinkett Smith. “Sur le moment, je n’ai pas bien saisi ce qui s’était passé, se souvient Philippe Rousselet. Au départ, on a tous pensé que c’était un coup monté, puis on a compris. Ca a jeté un froid. C’est dommage car c’était une très belle soirée, très joyeuse. Mais le show a vite repris le dessus. Quand je suis monté sur scène, c’était magique…

Retrouvez l’interview intégrale de Philippe Rousselet dans le magazine Paris Match n°3804