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Présidentielle française: dernier round télévisé pour les candidats

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Présidentielle française: dernier round télévisé pour les candidats

À trois jours du premier tour de l’élection présidentielle française, les onze candidats se retrouvent jeudi soir pour un dernier round télévisé collectif, tous décidés à convaincre les abstentionnistes et séduire les indécis, facteurs clef d’un scrutin serré.

Après leurs dernières grandes réunions, les concurrents ont chacun environ 15 minutes d’antenne pour s’exprimer. Ce sera leur dernière grande tribune médiatique avant la clôture officielle, vendredi à minuit, d’une campagne qui a connu de multiples rebondissements et gonflé les audiences.

Les quatre candidats en position de se qualifier pour le second tour –la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, le centriste Emmanuel Macron, le conservateur François Fillon et le tribun de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon– ont le plus à gagner mais aussi à perdre dans l’exercice, à l’heure où les choix des électeurs se déterminent.

M. Macron et Mme Le Pen sont à l’heure actuelle donnés en tête des intentions de vote, suivis de près par M. Fillon et M. Mélenchon, et le sprint final sera d’autant plus serré que les pronostics des sondages pour le premier tour se situent dans la marge d’erreur.

«Avec au moins entre 20 à 25% d’indécis parmi les gens certains d’aller voter, ces trois derniers jours sont “LE” moment de cristallisation pour près de 10 millions d’électeurs», observe Chloé Morin, directrice de l’observatoire de l’opinion de la Fondation Jean-Jaurès, groupe de réflexion socialiste.

Chacun cherche donc à imprimer de sa marque les dernières heures de la campagne. Mme Le Pen a musclé son discours sur les thématiques traditionnelles de son parti, l’immigration, le discours anti-euro et la sécurité.

Alors qu’un projet d’attentat «imminent» a été déjoué lundi, Emmanuel Macron s’est présenté comme le seul à même «d’assurer la sécurité» des Français, s’affichant notamment pour la première fois avec le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui l’a rallié il y a un mois.

François Fillon, lui, est déterminé à démentir ceux qui l’avaient enterré après les révélations fin janvier sur des emplois fictifs présumés visant en particulier sa femme Penelope.

Dans ses dernières réunions, il n’a eu de cesse de marteler que la présidentielle se jouerait dans les derniers jours de campagne, même si son image de sérieux et de probité a été ébréchée et sa légitimité contestée jusque dans son propre camp.

«Carte blanche»

«Je serai au second tour», proclame M. Fillon qui s’est efforcé toute la semaine de montrer l’unité d’une droite qui a frôlé l’implosion.

Il s’est ainsi affiché avec l’ancien Premier ministre Alain Juppé qui représente une droite plus modérée, s’est réjoui d’un message vidéo de l’ex-président Nicolas Sarkozy en sa faveur, tout en prenant soin de ménager un courant de pensée de la droite traditionaliste, Sens Commun, issu des manifestants opposés au mariage homosexuel.

M. Fillon cherche aussi à tirer avantage de la récente percée de l’antieuropéen et antimondialiste Jean-Luc Mélenchon dont le programme inquiète les électeurs de droite, tous appelés à serrer les rangs face à la menace «communiste» .

Manque de chance pour le conservateur qui avait su s’imposer dans les débats télévisés pour emporter à la surprise générale la primaire de la droite en novembre: le tirage au sort lui a donné la dernière place des onze interventions individuelles prévues par France 2 — et donc l’horaire le plus tardif.

Sa bête noire, Jean-Luc Mélenchon, qui a réussi à le rattraper dans les intentions de vote grâce à une campagne atypique sur les réseaux sociaux et sur le terrain, s’exprimera lui en premier.

Sur la chaîne publique France 2, les candidats aborderont les thèmes du pouvoir d’achat, du chômage, de la politique internationale et de l’Europe. Chacun aura également «une carte blanche» sur un sujet de son choix.

Vendredi sera la dernière journée de campagne. Emmanuel Macron organise deux réunions, peut-être un troisième. Jean-Luc Mélenchon participe à Paris à des «apéros insoumis», auxquels doit prendre part le leader de la gauche radicale espagnole, Pablo Iglesias (Podemos).

De leur côté, François Fillon et Marine Le Pen, tout comme le socialiste Benoit Hamon, qui espère encore «réveiller» les électeurs malgré sa chute en cinquième position des sondages, entretiennent le mystère sur leur programme pour ces dernières heures.

Source : AFP

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