Harvey: 58 milliards US de dommages pour le Texas

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L’ouragan Harvey a généré jusqu’ici quelque 58 milliards de dollars US (73 milliards de dollars CAD) de dégâts pour le seul État du Texas, estime une équipe d’experts allemands des catastrophes naturelles, dans un rapport publié jeudi.

Si cette estimation était confirmée, ce bilan ferait de Harvey la 9e catastrophe naturelle la plus chère depuis 1900, selon le Centre pour la gestion des catastrophes et la réduction des risques technologiques (CEDIM) de Karlsruhe.

Le coût total des catastrophes naturelles survenues en 2017 dans le monde passerait ainsi la barre des 100 milliards de dollars, pour la 8e année consécutive.

«Les dégâts sont importants, à quelque 58 milliards de dollars (marge d’incertitude comprise entre 41 et 80 milliards), et liés à plus de 90% aux inondations», a indiqué à l’AFP James Daniell, expert du risque au CEDIM.

«En fonction des prochains jours, nous pourrions voir cette estimation grimper, d’autant qu’elle ne concerne à ce stade que le Texas,» ajoute-t-il.

Selon ces experts, les zones jusqu’ici inondées représentent une valeur de quelque 267 milliards de dollars.

Jusqu’à présent les estimations fournies étaient bien en-deça de celle-ci.

Le géant allemand de l’assurance Hannover Re’s a d’abord évoqué le chiffre de 3 milliards, JP Morgan évaluant de son côté à 10-20 milliards le coût pour les assureurs.

Les experts risque de l’entreprise américaine de conseil Enki Holdings, ont chiffré la facture à plus de 30 milliards.

Les estimations du CEDIM sont, elles, en partie basées sur l’analyse de la plus grande base de données sur les catastrophes naturelles au monde (plus de 41 000 événements recensés depuis 1900).

Les analystes ont aussi étudié les relevés du satellite TerraSAR-X, qui montrent l’«empreinte» des inondations, et passé en revue les données du Bureau d’analyse économique américain, qui recensent les investissements.

Le CEDIM a en outre pris en compte l’évolution des coûts de remplacement, ce que beaucoup d’autres modèles omettent souvent de faire, ajoute M. Daniell.

Sur les 58 milliards de dollars de dégâts, 19 milliards concerneraient le secteur résidentiel, 16 milliards le non-résidentiel, 18 milliards les bâtiments publics et les infrastructures, et quelque 5 milliards les biens durables tels que les véhicules.

La catastrophe natuelle la plus coûteuse sur le plan économique – 218 milliards de dollars – reste le séisme du Tohoku, au Japon, qui en 2011 provoqua un tsunami dévastateur pour une large part de l’île de Honshu, et notamment la centrale nucléaire de Fukushima.

Arrivent ensuite le séisme qui ravagea la province chinoise du Sichuan en 2008 (162 milliards US), puis l’ouragan Katrina, qui en 2005 ravagea plusieurs États américains et détruisit une large part de la Nouvelle-Orléans (160 milliards US).

AFP

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