Ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier estime que lors de l’interview du président de la République menée par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel dimanche 15 avril, “personne n’était à sa place”.

Ses mots sont durs et sans appel. Pour lui, le débat qui a opposé dimanche 15 février sur BFMTV le président de la République Emmanuel Macron aux journalistes Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel a complètement “oublié les Français”. Franck Louvrier, ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, assure même que c’est “la pire émission” qu’il n’a “jamais vue”. Mais pourquoi un constat si dur ? Réponse de l’intéressé détaillée en quelques points dans les colonnes du Parisien.

Le vice-président de la région des Pays de la Loire fustige dans un premier temps le décor de l’émission organisée dans une salle du palais de Chaillot, où fut notamment signée en 1948 la déclaration universelle des droits de l’Homme. Il déplore une “mise en scène beaucoup trop fastueuse” qui l’a particulièrement “choqué”. “On est très loin du débat qui a eu lieu jeudi avec Jean-Pierre Pernaut dans l’Orne”, estime-t-il. “L’émission répondait aux questions des Français. Ce soir, on parle de tout, sauf de ce qui les préoccupe”, poursuit Franck Louvrier qui juge “incompréhensible” qu’en une heure de débat “seules la Syrie et l’évasion fiscale (aient été) évoquées”.

L’ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy regrette par ailleurs le comportement des deux journalistes qui, selon lui, ont “davantage écouté leurs questions” que les réponses du président. “Edwy Plenel n’est pas un intervieweur. S’il n’était pas là, cela ne changerait rien. On voit bien que ce sont deux journalistes qui n’ont pas suffisamment travaillé pour rendre le débat fluide”, affirme-t-il, avant de conclure qu’au cours de cette interview, “malheureusement, personne n’était à sa place”.