Terence (The Voice 2020) : “Amel Bent m’a sauvé” (EXCLU)

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Interrompue en raison de l’épidémie de coronavirus, la neuvième saison de The Voice va enfin pouvoir reprendre ce samedi 6 juin 2020 à l’occasion de la demi-finale très attendue. Celle-ci devait au départ avoir lieu au Palais des Sports devant plus de 4000 personnes, mais c’est finalement dans les studios de la Plaine Saint-Denis que les prestations des Talents vont s’enchaîner, sans public et même avec l’absence d’un coach, Lara Fabian, qui sera tout de même de la partie en visioconférence. Une soirée qui s’annonce donc très particulière et à laquelle personne ne pouvait s’attendre. Reste que tout ce petit monde est motivé pour passer un moment exceptionnel, y compris Terence. Le jeune homme de 28 ans d’origine écossaise fait partie de l’équipe d’Amel Bent. S’il a longtemps eu du mal à croire en lui au cours de l’aventure, il est aujourd’hui plus déterminé que jamais à remporter le télé-crochet. Rencontre.

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Aux auditions à l’aveugle, Amel Bent avait été la seule à se retourner in extremis. Aujourd’hui, vous êtes en demi-finale…

C’est incroyable ! Franchement, je ne pensais pas passer l’audition, alors me retrouver en demi-finale, c’est déjà un rêve qui se réalise. Et même si Amel est la seule qui s’est retournée, c’est elle que j’aurais choisie. Je suis vraiment très très content de mon parcours.

Comment avez-vous vécu l’arrêt de l’émission à cause du confinement ?

Bien sûr, c’était dur et ça a arrêté le momemtum qu’on a commencé à avoir. Mais après, on était tous dans le même bateau, tous les talents ont dû vivre la même chose, et je pense que c’était assez bien parce qu’on a eu beaucoup plus de temps pour préparer cette demi-finale, c’est le positif.

Comment s’est passé le confinement pour vous ?

Je l’ai vécu assez bien, j’ai la chance d’avoir un chien et j’ai pu sortir trois fois par semaine juste pour le promener autour de chez moi et j’ai pu faire beaucoup de sport, c’était cool. Mais surtout, j’ai écrit des chansons, j’étais tous les jours dans mon studio en train de répéter. C’était comme des vacances forcées, je l’ai pris comme ça. Je suis vraiment content des chansons que j’ai pu écrire. En général, il y a beaucoup de distractions dans la vie, mais là, il n’y avait rien à faire, alors j’ai pu donner énormément de temps à ma musique.

Avez-vous été touché de près ou de loin par le virus ?

Un ami à moi l’a eu, mais il a eu presque zéro symptôme, ça m’a touché un peu, mais j’ai eu la chance de ne pas avoir de graves cas dans ma famille ou dans mes proches. En plus, on est resté super confiné, même plus que ce qui était recommandé. On a eu de la chance, je pense.

Qu’avez-vous appris avec Amel Bent ?

Ce que j’ai appris, je pense que ça se voit clairement à la télé. Si on regarde mon audition à l’aveugle comparée à mon KO, pour moi, ce sont deux personnes totalement différentes sur scène. Celle qui est arrivée aux auditions à l’aveugle, c’est une personne peu sûre d’elle, qui avait peur, qui ne savait pas ce qu’elle voulait. Et Amel m’a aidé à me relaxer sur scène, à savoir comment faire passer l’émotion que je voulais faire passer. Je n’y arrivais pas avant et je la remercie infiniment, Amel et The Voice, pour tout ça. Ça m’a aidé à être un artiste.

Comment se passent les répétitions avec le virus toujours présent ?

Pendant la crise, je me préparais chez moi tout seul. On s’envoyait des vidéos avec la coach vocale et avec Amel, des versions de la chanson. Après, les répétitions sur le plateau, c’était bien. Tout le monde respectait toutes les consignes, bizarrement c’était assez naturel. Au bout de deux mois de confinement, je pense que tout le monde avait l’habitude.

N’est-ce pas tout de même décevant que la demi-finale se déroule ainsi ?

Le fait qu’il n’y ait pas de public, ça change. C’était un rêve pour moi de chanter au Palais des sports, je pense que c’est pareil pour les autres. On avait tous envie de faire un show, mais grâce au travail de la production, on va pouvoir faire un show incroyable, même sans public. En tout cas, je suis très très fier de ma prestation. Et surtout, les 6 millions de personnes à la maison sont toujours là, ça, ça ne change pas.

Le confinement a-t-il modifié votre approche de la demi-finale ?

Au tout début du confinement, on ne savait toujours pas la chanson que j’allais faire. Ensuite, Amel m’a suggéré une chanson en français, et je suis tombé totalement amoureux de cette chanson. Grâce au confinement, j’ai eu deux mois de préparation, où j’ai pu l’apprendre et en faire ma version. Donc ça m’a surtout aidé à bien la maîtriser. Chanter en français, ce n’est pas un truc que je faisais, mais à mon battle, j’ai eu le défi de chanter Ça va, ça vient de Vitaa et Slimane. Et depuis, j’adore ! C’est vraiment important pour moi de revenir et de chanter en français pour la demi-finale.

Quels sont les candidats que vous redoutez le plus ?

J’essaye vraiment de ne pas penser à ça. Mes jeux sont faits, j’ai tout donné, maintenant, c’est au public de voter et de choisir la personne qu’il veut voir gagner. Si je fais partie des quatre, ce serait un honneur et un plaisir total de pouvoir continuer l’aventure. Si ce n’est pas le cas, oui j’ai des idées de qui pourrait le faire, mais je préfère ne pas les dévoiler.

Votre but, c’est de gagner ?

Absolument ! Surtout que je ne pensais vraiment pas passer l’audition et je ne pense toujours pas passer samedi. Mais à chaque étape, on se rapproche du but et là, je vois la fin, je vois la lumière au bout du tunnel, et j’ai vraiment envie d’y accéder. Rien que d’être finaliste de The Voice, ce serait franchement incroyable. À la base, je suis quelqu’un qui écrit et qui produit, pas quelqu’un qui chante, alors ce serait un rêve.

Votre notoriété est en plein essor. Comment le vivez-vous ?

C’est étrange pour moi, mais du bon côté. Je me réveille tous les matins avec plein de messages. Honnêtement, ça m’occupe, j’adore, j’ai l’impression d’avoir 10 000 nouveaux amis, à qui je parle tous les jours. J’ai la chance de pouvoir travailler de chez moi, alors je peux répondre à tout le monde, il n’y a pas un message auquel je n’ai pas répondu. J’espère que ça va continuer à grandir et que j’aurai de plus en plus d’amis.

Et votre fiancée ?

Elle adore aussi, elle est 100% derrière moi. Bien sûr, elle pense que je vais gagner, ma mère aussi, même si je ne pense pas que ce soient les meilleures juges (rires). J’espère qu’elles ont raison.

Depuis quand êtes-vous ensemble ?

Ça fait trois ans qu’on est ensemble. Je lui ai demandé de m’épouser en Thaïlande, au bout de trois mois de relation. Quand tu sais que c’est la bonne, tu sais. En tout cas, moi, je suis certain.

Le mariage a-t-il été compromis par l’épidémie ?

En fait, il est en stand-by depuis la demande, parce que, tous les deux, on veut se marier dans un château. Mais ni l’un ni l’autre n’a le budget pour un château (rires). Alors on attend, soit on gagne au loto soit autre chose, pour que je puisse lui offrir le mariage qu’elle mérite. Mais on n’est pas pressé, on veut vraiment faire un beau mariage.

Vous lui aviez dédié une chanson lors des KO. Était-ce important pour vous ?

C’était incroyablement important ! C’est elle qui m’a inscrit à l’émission, je ne savais même pas qu’elle avait envoyé ma vidéo. Je ne pensais pas passer les KO, il y avait des gens dans mon équipe que je redoutais énormément et je ne me sentais pas à leur niveau. Alors je me suis dit que c’était la dernière chance dans la compétition pour lui dédier une chanson. C’est une chanson qui me fait penser à elle à chaque fois que je l’entends, donc c’était logique pour moi.

Vous avez dit que The Voice était votre dernière chance de percer dans la musique. Dans le cas où vous ne remporteriez pas la compétition, qu’allez-vous faire ?

Depuis le début de l’émission, je suis beaucoup en contact avec des maisons de disque et des managers. J’espère au moins continuer dans la musique. En tout cas, The Voice m’a redonné de l’espoir. Tous les messages que je reçois… Ça m’émeut, je me dis ‘pourquoi ça vous intéresse autant ?’ Mais ça m’a vraiment montré qu’il y a une chance et que ce rêve est pour moi. C’est grâce à The Voice et à Amel que je suis ici, c’est elle qui m’a sauvé.

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